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Genre Le 3 janvier 2017

Hayao Miyazaki est-il vraiment féministe ?

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Hayao Miyazaki est-il vraiment féministe ?

Image tirée du long-métrage d’animation« Kiki la petite sorcière ».

Les films de Hayao Miyazaki, le plus célèbre des animateurs japonais, évoquent immédiatement des univers un peu fous faits de châteaux qui se baladent en montagne, d’esprits en vacances allant se payer des bains thermaux ou de créatures mi chats mi bus scolaires. Mais Hayao Miyazaki, dont on connaît l’engagement pacifiste et environnementaliste, est aussi qualifié de « féministe » (Nienhuis, 2011). Si nous définissons le féminisme comme un ensemble de mouvements d’idées ayant pour objectif de remettre en question l’ordre social de domination masculine en promouvant les droits des femmes dans le domaine civil comme dans la sphère privée, qu’est-ce qui définirait le cinéma de Miyazaki comme tel ?

L’article qui suit se propose d’investiguer les différentes manières de représenter les personnages féminins et masculins au fil de ses films, dans Nausicäa de la vallée du vent (1984), Le Château dans le Ciel (1986), Mon Voisin Totoro (1988), Kiki la petite sorcière (1989), Porco Rosso (1992), Princesse Mononoke (1997), Le Voyage de Chihiro (2001), Le Château ambulant (2004), Ponyo sur la falaise (2008) et Le Vent se lève (2013), pour finalement interroger les limites de l’étiquette : « Hayao Miyazaki est un féministe ».

 

Rousseau !

Au centre de la réflexion morale de Miyazaki se trouve la recherche d’une harmonie : entre les êtres humains (pacifisme et antimilitarisme), entre l’humanité et la nature (environnementalisme), et un questionnement sur la responsabilité de nos actes. Ses réflexions seraient influencées par la pensée de Rousseau, selon Colson et Régner (2010). Dans Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Rousseau reconstitue un état de nature supposé universel, où l’humain est fondamentalement bon. Ce serait la société, la dépendance sociale aux honneurs et à la « cage dorée » que sont les biens matériels, qui le corrompt. Il crée ici le mythe du « bon sauvage », cet être humain qui ne vit pas en société, pur de toute la corruption qu’elle amène1.

Rousseau était par ailleurs convaincu que les enfants sont, par leur innocence, des bons sauvages, ce qui constitue une source d’inspiration pour notre animateur dont les protagonistes principaux sont souvent des enfants au cœur pur (Colson & Régner 2010). De la même manière, les « méchants » miyazakiens sont bien souvent des gens pervertis par la société et la ville (opposée à une « nature » authentique et pure) incarne un lieu congestionné par les conventions, les élans patriotiques à outrance, l’avidité du pouvoir2. Ils ne sont en général pas mauvais en soi, mais plutôt possédés par un mal – « démon », « maléfice », « malédiction » – qui les ronge3.

 

« Girls energy », « boys energy »

Energies masculines et féminines sont présentées comme complémentaires par Miyazaki, leur union permettant de rétablir un équilibre menant à un monde meilleur. Ainsi, les conflits se résolvent en général grâce à la combinaison des forces du couple principal (Kiki la petite sorcière, Le Château ambulant, Princesse Mononoke, Le Château dans le ciel, Le Voyage de Chihiro, Ponyo sur la falaise). Masculin et féminin sont alors coresponsables du destin du monde, et ne peuvent rétablir l’équilibre qu’ensemble, grâce à l’amour4.

giphy

Selon Nienhuis (2011), les femmes décrites par Miyazaki se caractérisent par une souplesse féminine instinctive, qu’elles hériteraient du lien particulier qu’elles partagent avec l’élément du vent ou celui de l’eau, signe d’une philosophie féminine flexible5. Les héroïnes miyazakiennes s’adaptent à leurs opposants et cherchent avant tout à les comprendre – disposition nécessaire à la pacification du monde.

Souples, empathiques, généreuses, courageuses, prêtes à prendre des risques par amour et pour la paix… Ces qualités sont synthétisées dans la figure de Nausicaä, princesse de la « vallée du vent ». Dans une interview, Miyazaki dira que « Nausicaä n’est pas une protagoniste qui met en échec son adversaire, mais une protagoniste qui comprend, ou accepte. (…) Ce genre de personnage devrait être féminin plutôt que masculin ».6 (Miyazaki cité par Nienhuis 2011).

nausicaa

Nausicaä

 

L’énergie masculine a aussi ses propres vertus : les hommes sont actifs, responsables et travailleurs. Outre les nombreux mineurs et ingénieurs qui se retrouvent tout au long de ses films (Le Château dans le ciel, Le Voyage de Chihiro, Porco Rosso, Le Vent se Lève,…), citons le couple Kiki et Tombo. De par ses pouvoirs de sorcière, Kiki peut voler sur son balai, tandis que Tombo, qui veut voler mais n’a pas de pouvoirs, construit alors un vélo à hélice (Kiki la petite sorcière).

Kiki peut voler sur son balai tandis que Tombo, qui veut voler mais n’a pas de pouvoirs construit un vélo à hélice

Kiki peut voler sur son balai tandis que Tombo, qui veut voler mais n’a pas de pouvoirs, construit un vélo à hélice.

« Si c’est une histoire du type « tout ira bien une fois qu’on aura vaincu », c’est mieux d’avoir un personnage principal masculin. Mais après on n’a pas d’autre choix que de faire un Indiana Jones. Avec un nazi ou un personnage que n’importe qui reconnaîtrait comme un méchant. »7 (Miyazaki cité par Nienhuis, 2011 : 23). Les hommes sont aussi plus rigides, ils aiment se battre. Même si les femmes se trouvent souvent à des postes de commandement, ce sont presque toujours des hommes qui les servent pour faire la guerre. Les opposants masculins peuvent en outre être des vrais vilains, intrinsèquement égoïstes, arrogants et assoiffés de pouvoirs (c’est le cas de Muska dans Le Château dans le ciel), contrairement aux opposantes féminines, invariablement perverties par un mal qui les ronge (McCarthy, 2002 : 180).

Le combat final entre Porco et Curtis (Porco Rosso)

Le combat final entre Porco et Curtis (Porco Rosso).

Sur la base de ce qu’on vient de décrire, masculinités et féminités peuvent donc être articulées en termes moraux (tout en étant liés à d’autres facteurs identitaires, comme l’âge et la mondanité corruptrice). L’exemple type du couple méchant/gentille serait Muska, chef de l’armée du Goliath, assoiffé par la puissance de Laputa, face à la jeune Sheeta, une enfant ayant grandi à la campagne (Le Château dans le ciel).

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Sheeta (à gauche) et Muska (à droite)

Nuançons tout de même cette démonstration, car le cinéma de Miyazaki évolue, tout comme ses schémas narratifs. Si l’on attribue « l’énergie fluide » au féminin et « l’effort » au masculin, il y a par exemple inversion de la « boys energy » et de la « girls energy » dans le couple de protagonistes du Château ambulant : Hauru a des pouvoirs magiques, peut voler, est coquet, met des bijoux et se teint les cheveux, fait des drames quand on touche à ses shampoings, etc., tandis que Sophie est responsable, travailleuse, aime l’effort, ne prend pas soin de son physique qu’elle n’aime d’ailleurs pas. Cette « défamiliarisation » des schémas habituels ferait clairement partie du programme éthique de l’animateur, selon Susan Napier (2005).

Lors de leur première rencontre, Hauru fait marcher Sophie, effrayée, dans les airs (Le Château Ambulant)

Lors de leur première rencontre, Hauru fait marcher Sophie, effrayée, dans les airs (Le Château Ambulant).

 

« La bonne sauvageonne »

Miyazaki dit s’identifier à Porco (Porco Rosso), figure du solitaire cynique et désillusionné. Le personnage s’adoucira suite à sa rencontre avec la jeune Fio, à qui il dira : « depuis que je te connais, je me dis qu’après tout, l’espèce humaine n’est pas entièrement foutue » [01:03]. Ceci rappelle cela : en parlant du Serpent blanc (1958), film d’animation japonais, Miyazaki écrit être tombé follement amoureux de l’héroïne dans sa jeunesse. Ce personnage l’aurait inspiré à « désespérément affirmer le monde plutôt qu’à le nier »8 (Miyazaki 2009, cité par Nienhuis, 2011).

Cette anecdote paraît banale, mais elle est tout à fait déterminante. Les femmes seraient naturellement plus capables de « faire le bien » et plus susceptibles d’avoir des pouvoirs magiques que les hommes. Revenons à ce bon vieux Rousseau. Le mythe du « bon sauvage » ne concernerait-il pas également la vision miyazakienne de la femme ? Présentée comme biologiquement meilleure, elle semble être, comme lui, essentialisée et idéalisée.

Porco Rosso et la jeune Fio

Porco Rosso et la jeune Fio

La condition sine qua non à la production d’une image idéalisée, c’est que l’on ne s’y identifie pas – qu’elle est « Autre », différente de soi. Le sexe est à la base des conceptions que se font les individus d’eux-mêmes, de leur identité. Michael Kimmel, expert sur ces questions, posait la question suivante lors d’une conférence TED (2015) : « Quand tu te réveilles le matin et que tu regardes dans le miroir, qu’est-ce que tu vois ? »9. À travers les réponses successives que chacun donnait – « une femme blanche a répondu : « je vois une femme » », « une femme noire a dit : « je vois une femme noire » », « j’ai dit : « je vois un être humain » »10 –, Kimmel se rendait compte qu’en tant qu’homme blanc il se positionnait instinctivement comme modèle d’identification de base. Mais le fait d’incarner l’humanoïde de référence ne provoque-t-il pas de la méconnaissance envers les groupes auxquels on ne s’identifie pas – ici, celui des femmes ?

Car si pour comprendre un groupe social il faut faire l’effort de s’y identifier, il en découle que considérer un certain groupe comme « autre » en l’idéalisant ne permet pas de le capter. Ce qui n’est pas sans rappeler certains clichés du type « de toute façon je comprends rien aux femmes », « vous les hommes z’êtes tous les mêmes, si prévisibles »… Et en parlant de clichés, il en existe un assez persistant auquel Miyazaki semble contribuer, selon lequel les femmes sont fondamentalement non violentes, empathiques et compréhensives (mais paradoxalement manipulatrices, retorses et vénales).

 

Un féminisme particulier

Si le féminisme est défini par la valorisation des femmes dans l’ordre social, on peut répondre maintenant avec assurance à la question posée au début de ce texte : Miyazaki est clairement féministe. Convaincu que les sociétés valorisant les femmes réussissent mieux (selon ce que rapporte Suzuki, ancien directeur du Studio Ghibli), ses protagonistes féminines sont invariablement des caractères clés pour pacifier et résoudre les conflits de ses films. Mais bien que valorisées, ces héroïnes ne le sont qu’au prix d’une stigmatisation positive, car Miyazaki tend à essentialiser les rôles des hommes et des femmes. Or, le féminisme a produit beaucoup d’analyses sociologiques dont le but est de se battre contre tout type d’essentialisation et de stigmatisation, même positives, en mettant en lumière le fait que certaines différences issues d’un apprentissage social sont considérées à tort comme étant biologiques11. Le stéréotype positif enferme lui aussi dans un rôle, et cela constitue également un rapport de domination exercé sur les femmes (surtout que, souvent, on utilise ce stéréotype positif pour dénigrer davantage les femmes qui ne pratiquent pas leur genre correctement, « vertueusement »).

Remettre en question l’ordre de la domination masculine en valorisant les femmes c’est déjà beaucoup, mais si on le fait en disant que les femmes sont naturellement meilleures, c’est à nouveau nous enfermer dans un rôle. La notion même de « genre » – à entendre comme « sexe social »  –, inaugurée dans le champ des études genre, a pour but de se battre contre cette idée, en séparant le sexe biologique de la manière dont on se présente socialement en tant qu’individu sexualisé. Elle permet d’expliquer que certaines croyances soient perçues à tort comme des faits biologiquement déterminés, du type « c’est parce que je suis une femme que je lance les ballons comme un pied », alors que c’est selon toute probabilité lié à l’apprentissage et l’intégration d’un certain rapport à son corps12. D’après Goffman (2002), la conséquence de tels mécanismes est que l’on devient concrètement ce que nous croyons être en nature / biologiquement. « Je lance les balles comme un pied… » ; « je suis quelqu’un d’empathique c’est pourquoi je me bats pour sauver les animaux en voie de disparition ».

Cette analyse permet alors, au regard des films de Miyazaki, de se poser des questions presque existentielles : est-il possible que nous, fillettes élevées dans les mondes étrangement beaux de Miyazaki, commencions à ressembler à ces héroïnes ? Mais aussi, et peut-être un peu plus sérieusement : essentialiser et romancer – même à petite dose – est-ce au final ce qui permet de réellement changer les normes sociales établies ?

 

 


Bibliographie

Article source

JUAN Paola, 2016, « Le féminisme de Hayao Miyazaki. Entre moral et idéalisme », Dossier pour le cours Pop culture et études genre, prof. Marion Schulze, Université de Neuchâtel. [En ligne] https://www.academia.edu/29412900/Pop_Genre_Miyazaki_Dossier_PJuan.

 

Filmographie

MIYAZAKI Hayao

– 1984, Nausicäa de la Vallée du Vent [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 116 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 1986. Le Château dans le Ciel [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 114 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 1988Mon Voisin Totoro [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 86 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 1989. Kiki la Petite Sorcière [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 102 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 1992. Porco Rosso [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 93 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 1997. Princesse Mononoke [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 134 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 2001. Le Voyage de Chihiro [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 124 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 2004. Le Château Ambulant [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 114 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 2008. Ponyo sur la Falaise [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 100 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

– 2013. Le Vent se Lève [Enregistrement vidéo], Format DVD, vf, Durée du film : 127 ‘. Tokyo : Studio Ghibli.

 

Articles

CAVALLARO Dani, 2006, The animé art of Hayao Miyazaki, London : McFarland & Company, 204 p.

COLLIN Françoise, non daté, « FÉMINISME – Les théories  », Encyclopædia Universalis [en ligne] URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/feminisme-les-theories/, [consulté le 20 mars 2016]

COLSON Raphaël & REGNER Gaël, 2010, Hayao Miyazaki : Cartographie d’un Univers, Lyon : Les moutons électriques, 357 p.

DELPHY Christine, 2001, L’ennemi principal 2. Penser le genre, Collection nouvelles questions féministes, Editions Syllepse, Paris, pp. 25-29, p.231, pp. 244-256.

GOFFMAN, Erving, 2002, L’arrangement des sexes, Paris : La Dispute, pp. 42-49, pp.72-89, p. 104.

KILANI Mondher, Anthropologie : du local au global, 2012, Paris : Armand Colin, 400 p.

MCCARTHY Helen, Hayao Miyazaki. Master of Japanese Animation, 2002, Berkeley : Stone Bridge Press.

NAPIER Susan, From Akira to Howl’s Moving Castle, 2005, New York : Palgrave McMillan.

NIENHUIS Daniel Alan, « GODDESSES OF WATER AND SKY. Feminist Ideologies in the Worlds of Hayao Miyazaki », 2011, Thesis of Arts in Media Studies, New York, The New School, 114 p.

WEST Condace & ZIMMERMAN Don H., « Faire le genre », nouvelles questions féministes, vol. 28, numéro 3, 2009, p.41 traduit de l’anglais: « Doing Gender », Gender and Society, 1 (2), p. 36.

 

Sources média

KIMMEL Michael, Conférence TED, 2015. URL : https://www.ted.com/talks/michael_kimmel_why_gender_equality_is_good_for_everyone_men_included#t-158987, [Consulté le 28 mars 2016].

MIYAZAKI Hayao

– 2009. « Hayao Miyazaki Interview : Ponyo sur la falaise », Allociné. URL : http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-18793/interviews/?cmedia=18879407, [Consulté le 5 mars 2016]

– 2014. « Interview d’HAYAO MIYAZAKI pour LE VENT SE LEVE », Youtube : Bandes Annonces Cinéma. URL : https://www.youtube.com/watch?v=aMKEpdaAdkc, [Consulté le 5 mars 2016]

 

Wikipedia

– Non daté. « Hayao Miyazaki », URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hayao_Miyazaki,  [consulté le 20 mars 2016].

 

Cours et conférences

LUCKEN Michael, 6 mai 2014, Conférence publique proposée par la faculté des lettres de l’Université de Genève (UNIGE). Genève : Université de Genève, Uni Dufour.

SCHULZE Marion

  • 2013, cours dispensé dans le cadre de l’enseignement Introduction aux études genre, semestre d’automne 2013. Neuchâtel : Université de Neuchâtel, Espace Louis-Agassiz (cours non publié).
  • 2013, cours dispensé dans le cadre de l’enseignement Etudes genre : thématique spécifique, semestre de printemps 2015. Neuchâtel : Université de Neuchâtel, MAPS (cours non publié).

 

 

1 On retrouve d’ailleurs la même opposition « bon sauvage » / « mauvais sauvage » aujourd’hui, avec un peu d’imagination, dans la manière avec laquelle certains médias et politiques parlent du « musulman modéré », celui qu’il ne faut pas amalgamer avec le vilain fondamentaliste. Voir ce bel article d’Ahmed Benchemsi pour plus de profondeur argumentative http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/16/le-musulman-modere-une-version-actualisee-du-bon-negre_4557616_3212.html

2 Voyons par exemple Kushana (Nausicaä), Muska (Le Château dans le ciel), Dame Eboshi (Princesse Mononoke), Yubaba (Le Voyage de Chihiro), la sorcière des landes, Madame Sulliman (Le Château ambulant), etc.

3 Ashitaka (Princesse Mononoke), vaillant prince parti en quête d’un regard sans haine sur le monde, dira à Dame Eboshi dans une scène d’un héroïsme inouï : « un démon vous possède vous aussi, plus terrible que celui de la princesse [Mononoke] » [0:48].

4 Che bello !

5 Citons Sheeta, qui peut voler grâce à son héritage du cristal de pierre volante (Le Château dans le ciel), Mei et Satsuki grâce à leur connexion avec Totoro le maître du ciel (Mon voisin Totoro), Kiki la petite sorcière, capable de voler sur son balai, Fio, constructrice d’avions (Porco Rosso), Ponyo, initialement poisson à tête humaine en plus d’être fille de la déesse de la mer.

6 Traduction de l’auteure

7 Traduction de l’auteure

8 Traduction de l’auteure

9 Traduction de l’auteure

10Traduction de l’auteure

11 Par exemple, le fait que les filles soient mauvaises en sciences. Voir ce remarquable texte d’Anne Chemin sur la question : https://www.letemps.ch/sciences/2014/11/01/sexe-maths

12Voir Young (1980) sur la question. Ou en attentant sa page Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Throwing_Like_a_Girl:_A_Phenomenology_of_Feminine_Body_Comportment_Motility_and_Spatiality

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