Société Le 7 février 2014

« Tais-toi ! » ou les limites de la liberté d’expression

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« Tais-toi ! » ou les limites de la liberté d’expression

© Max Braun, San Francisco, USA

Quid du contenu ? Est-ce que l’on peut aborder tous les sujets, énoncer tous les propos, animé de toutes les intentions ? Si tout pouvait être dit, j’aurais le droit d’appeler à la censure et de menacer physiquement ceux qui s’expriment, les réduisant au silence (admettons-le) et contredisant par là même l’idée que tout peut être dit. Certaines expressions extrêmes de cette liberté ont le pouvoir de l’affaiblir, parfois même de l’anéantir, comme dans le cas de l’omertà ou loi du silence. Doit-on les interdire au nom de la liberté d’expression ou les tolérer au nom de cette même liberté ?

D’un point de vue légal, des bornes existent : en Suisse, il est entre autres choses interdit de diffamer autrui, d’inciter à la haine, d’appeler au meurtre ou de nier l’existence de la Shoah. Dans certains cas, appliquer ces articles de loi s’avérera fort compliqué. En effet, le sens d’une proposition dépend parfois entièrement du contexte qui l’a vu naître. Prenons la phrase suivante : « il est nécessaire d’exterminer les Juifs » (on notera, ô ironie, que cette proposition sera volontiers acceptée par celles et ceux qui pensent que les Juifs n’ont pas été les victimes d’une extermination de masse). Cette proposition, si son locuteur la prononce lors d’un rassemblement politique, sera considérée à juste titre comme une incitation au meurtre et tombera sous le coup de la loi. Mais si, sur une scène, un comédien l’exprime, aura-t-elle la même signification, la même portée ? Non, car l’audience d’un spectacle saura à coup sûr déterminer que cette proposition n’est pas une injonction (im)morale mais le fait d’un personnage de fiction incarné par ledit acteur le temps de la représentation et de la représentation seulement. La scène de théâtre permet ce surcroît de liberté car les limites temporelles et spatiales du spectacle sont bien déterminées et que la nature fictionnelle du projet est clairement établie.

Que se passe-t-il si le comédien s’engage en politique ? La distance entre les personnages qu’il incarne sur scène et sa personne risquera d’être abolie. De la fusion de ces contextes aux règles incompatibles ne peut émerger que la confusion, confusion qui profitera assurément au comédien-politicien : ce dernier pourra de façon imperceptible et à discrétion changer de niveau de discours et gagnera ainsi à tous les coups, dans toutes les situations, prétendant dire le vrai, attaquant en justice ses détracteurs, puis le temps d’après, faisant le pitre, le tout « juste pour rire » et quitte à en faire pleurer certains. De façon générale, plutôt que de tenter de condamner les propos tenus lors d’un spectacle – à qui peut-on les attribuer puisqu’il s’agit d’une fiction ? – il apparaît plus opportun de viser ceux qui sont tenus dans un contexte non-théâtral, en y répondant point par point ou en usant des moyens légaux disponibles.

Et ne soyons pas dupes : celui qui, entendu par des millions de personnes répète sans cesse, clame haut et fort qu’on le bride, l’entrave et le censure, démontre précisément le contraire, que la censure, inefficace, ne l’atteint pas. Celui qui, au contraire, est effectivement censuré, c’est celui-là que l’on n’entend pas. Plutôt que de s’apitoyer sur le sort des boulimiques de l’expression orale, soyons plutôt soucieux de celles et ceux dont la voix est effectivement étouffée, rendue inaudible dans la cacophonie générale. Rappelons-nous que dans les sociétés humaines, la distribution équitable du temps de parole est un enjeu central : que trop souvent, les femmes, majorité minorée dont les voix ne résonnent guère dans les lieux de pouvoir, doivent se retrouver entre elles pour échanger leurs idées, créant des lieux et des manières où leur expression peut exister et s’épanouir. Face au trop-plein d’expressions, observer le silence, donner plutôt que prendre la parole, c’est peut-être aussi ça la clé de la liberté : la pratiquer, juste le temps nécessaire pour inviter l’autre à l’éprouver.

Commentaires

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Lukas à Porta

Merci pour votre réaction très positive! Content que l'article vous ait plu. Bonne continuation

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Lukas à Porta

Merci Tim. Prenons le cas de la diffamation. On peut interdire la diffamation dans la loi (a priori), mais pour…

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lechat

Je suis ravie d'avoir découvert votre site ! :D (via un article partagé par la page "The Other Half")…

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lechat

Je suis ravie d’avoir découvert votre site ! 😀
(via un article partagé par la page « The Other Half »)

Je ne m’attendais pas à trouver « par hasard » un tel lieu d’expression, ni des articles aussi brillants et lucides sur notre société.

Encore moins à lire un article traitant de la difficile question de la liberté d’expression (qui me taraude particulièrement ces temps-ci, à propos de l’anti-sémitisme ainsi que de l’islamophobie).
Et dont la conclusion présente la « place » des femmes de façon très intéressante et nouvelle pour moi. Je n’y avais pas du tout pensé.

Merci. 🙂 Merci surtout de continuer !

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Lukas à Porta

Merci pour votre réaction très positive! Content que l’article vous ait plu. Bonne continuation

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Souad Oulahiane

Franchement il y a d’autres génocides actuels qui
mériteraient beaucoup plus votre compassion et votre
intérêt… Laissons les morts de la shoah reposer en
paix, revenir constamment sur ce fait tragique ne fait
qu’amplifier le deux poids deux mesures par rapport à
d’autres génocides bien réels aussi, d’où l’exacerbation
des férus d’un monde juste… sans pour autant être
antisémites

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Lukas à Porta

Merci pour votre réaction. J’aurais pu citer un autre génocide que la Shoah, mais en quoi cela aurait-il affecté mon argument? Par ailleurs, plutôt que de citer des évènements en cours (aussi dramatiques soient-ils), il semble plus opportun de faire référence à des évènements passés, moins sujets à des controverses (ou alors il faut écrire un article à propos de l’évènement en question, ce qui n’était pas l’objectif de mon texte). Ceci étant dit, la prochaine fois, je citerai volontiers le génocide organisé par les Khmers rouge.

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tim

« Si tout pou­vait être dit, j’aurais le droit d’appeler à la cen­sure et de mena­cer phy­si­que­ment ceux qui s’expriment, les rédui­sant au silence (admettons-le) et contre­di­sant par là même l’idée que tout peut être dit »

Vous avez le droit d’appeller à la censure et de menacer verbalement (ce qui ne restreint pas la liberté d’expression de celui que vous menacez)…mais pas de menacer physiquement (ce n’est plus de l’ordre de la liberté d’expression). Votre passage du « psychologique » au « physique » invalide votre raisonnement.

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Lukas à Porta

Merci pour votre commentaire. Comment distinguer ce qui relève du « psychologique » de ce qui relève du « physique »? Est-ce O.K. de menacer « psychologiquement » une personne? Je crois que menacer verbalement peut, au moins dans certains cas, réduire la liberté d’expression d’autrui, comme dans la proposition: »je vais te faire du mal si tu t’exprimes » (mais cela relève certainement du « physique » selon votre distinction). Quoi qu’il en soit, il semble que l’on puisse introduire des critères pour restreindre le champ des expressions possibles, du moins dans certains contextes (par exemple: ne pas dire des choses qui peuvent directement créer des troubles, comme crier au feu dans un théâtre).

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tim

Dans votre exemple « crier au feu dans un théatre », peut tout a fait se justifier si il y a le feu.
Si il n’y a pas d’incendie et que les gens cherchent à vérifier l’info avant de réagir, il n’y aura pas de panique.
Mais je vous l’accorde, même en cas de feu la panique risque de faire plus de dégats que l’incendie.

La problèmatique n’est alors pas l’expression, mais le trouble émotionnel, qui est une réaction psychologique débordante.
Vouloir interdire certaines expression sous pretexte qu’elle puisse choquer émotionnellement(même si l’intention de protéger semble bonne) c’est (s) affaiblir, et (se) rendre manipulable.
Et d’autant plus manipulable par les prétendus protecteurs.
Croire à la parole comme au pied de la lettre, c’est le jeu de la manipulation.
J’ose espérer qu’il y a encore assez d’esprit pour inviter à prendre du recul.

Si vous considérez malgré cela que la liberté d’expression doit être encadrée,
il faudra alors bientôt accepter d’être surveillés jusque dans ses moindres faits et gestes pour assurer un niveau de sécurité
en adéquation avec un paranoïa grandissante conséquente à l’affaiblissement psychologique.
Accepter aussi que de censure en auto-censure, nous allions vers un esclavage consentit.

Je n’ai pas le temps de dévelloper, mais concernant le sujet qui j’imagine vous a amener à écrire cet article, le documentaire « defamation » réalisé par Yoav Shamir, si vous ne l’avez pas déjà vu est particulièrement instructif.( http://www.youtube.com/watch?v=jfXiw_M_Ez8 )

(« je vais te faire mal si tu t’exprime » c’est du psychologique…à moins de par exemple me tordre le bras ou de me mettre un couteau sous la gorge ou de menacer mes enfants.

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Lukas à Porta

Merci pour ce développement ainsi que le lien vers le reportage. Je crois effectivement que la liberté d’expression doit avoir des limites (colporter des rumeurs infondées comme affirmer de quelqu’un qu’il a tué une autre personne alors que c’est faux: cela doit être interdit).
Ceci étant dit, je crois également que ces limites doivent être discutées, ne sont pas fixes et peuvent donc être modifiées. C’est précisément ce que nous faisons en ce moment: on discute de ce qui peut être discuté.

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tim

A la rigueur le droit peut sanctionner des propos à posteriori…mais les interdire (à priori), ça n’a pas de sens…comment pourrait on empêcher une personne de s’exprimer, en lui coupant la langue ?

Quand au problème du vrai et du faux, comment faîtes vous pour les discerner ?…à l’évidence le langage seul n’est pas fiable.

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Lukas à Porta

Merci Tim. Prenons le cas de la diffamation. On peut interdire la diffamation dans la loi (a priori), mais pour déterminer si il y a ou non diffamation dans un cas donné, il faut mener une investigation (est-ce que l’accusation est basée sur des informations vraies ou fausses. Si elle est basée sur des informations fausses, il y a diffamation, et donc possibilité de condamnation).

La plupart du temps, pour déterminer la fausseté ou la vérité d’une proposition, on regarde ce qui se passe dans le monde, en espérant que ce qui s’y est passé, s’y passe ou même parfois s’y passera, suffira à donner une valeur de vérité à notre proposition. Mais je vous l’accorde, le langage naturelle n’est pas toujours très fiable…

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Meeaad

Encore un autre article qui ne dit rien de concret et qui ne fait que de la spéculation et du tournage en rond. On reproche à Dieudonné de s’engager en politique comme si un bouffon devait exclusivement faire de la bouffonerie et ne jamais s’engager. On a la mémoire courte, surtout quand on voit des Desproges, des Coluches en dire autant sur les Juifs dans les années 80 que Dieudonné aujourd’hui, et surtout pour le second qui s’est, comme Dieudonné, vraiment engagé. C’est juste le signe que nous vivons de plus en plus dans une société enfermé dans des dogmes qui nous empêchent de nous exprimer (le 11 septembre, Mohammed Merah, la Shoah dont la négation n’est pas condamné par aucun article de loi Suisse contrairement à ce que dis cet article, etc.).

La véritable question n’est pas peut-on tout dire dans le cas de Dieudonné, mais bel et bien peut-on rire de tout ? Dieudonné fait rire sur tout, malheureusement pour les adversaires du rire, lorsque l’on rit on ne se demande pas si c’est moral ! Le rire est amoral par nature et est là pour faire chier à tous ce qui représente l’autorité. On peut donc rire de tout et cela malgré nous, comme si on devait contrôler nos éclats de rire parce que les moralistes pourraient être outrés.

De plus il ne se plaint plus de sa censure médiatique (et non de sa censure totale que l’état français ne peut atteindre), il ne veut carrément plus répondre aux interviews des médias francophones qui lui ont toujours crachés dessus, c’est de bonne guerre ! Ce qu’on peut juste constater c’est une persécution de l’état français qui fait tout pour tenter de le censurer c’est indéniable.

Maintenant on a beau sortir un attirail de théories vaseuses pour démontrer des faits intangibles on ne peut pas nier que Dieudonné subit depuis longtemps une censure qui ne dit pas son nom et qui est le fait des institutions médiatiques françaises, toutes favorables à l’apartheid et à la prédominance de la souffrance juive. Dieudonné est juste le pionnier d’une nouvelle génération qui ne veut plus se repentir pour des actes qu’elle n’a pas fait !

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Lukas à Porta

Merci pour votre commentaire. Extrait de l’article 261bis1 du Code pénal suisse:
« celui qui […] niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité; […] sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. » La négation de la Shoah, et d’autres génocides, est donc puni par le droit suisse.
Quand Jean-Marie Le Pen fait le pitre, raconte des blagues sur les arabes, cela me fait de la peine. Quand Dieudonné fait de même, mais sur les juifs, alors qu’il a été, contrairement à Desproges et Coluche, condamné plusieurs par la justice française (« sioniste » sans doute, comme toutes les institutions médiatiques françaises?), cela me met à l’aise, pour dire le moins. Bien sûr, Dieudonné peut faire de la politique, mais il doit s’attendre à ce que ses propositions politiques soient prises au sérieux et donc critiquées.

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Meeaad

C’est intéressant de voir comment vous coupez l’article 261 du code pénal. Je vais recopier le passage en entier pour lui redonner son vrai sens en mettant en évidence les passages que vous devriez comprendre :

« […]
celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, ABAISSÉ ou DISCRIMINÉ D’UNE FAÇON QUI PORTE ATTEINTE A LA DIGNITÉ HUMAINE une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion OU QUI, POUR LA MÊME RAISON, niera, minimisera GROSSIÈREMENT ou CHERCHERA A JUSTIFIER un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité;
[…]
sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. »

Là c’est plus sensé d’un seul coup ! Ça veut dire que je n’ai pas le droit de nier un génocide si c’est fait grossièrement et dans le but de le justifier ou de porter atteinte à la dignité humaine, etc. Donc je vais te le dire ici sans aucune appréhension, j’ai le droit de croire que les théories de Robert Faurisson sont des théories historiques valables. Malheureusement je ne l’ai jamais lu et surtout je n’ai jamais entendu parler d’aucun ouvrage répondant aux siens point par point.

JMLP n’est pas un humoriste, mais je vais être honnête, moi il me fait bien rire et pourtant vous vous appelez Lukas et moi Meeaad, mais bon j’ai sûrement la haine de moi-même comme un juif antisioniste ! Pouvez-vous me citer les différentes condamnations de Dieudonné et pourquoi ? Des condamnations qu’ils n’auraient jamais eu en Suisse, de plus je crois que le Conseil d’Etat français à casser une jurisprudence pour que Valls puisse interdire Dieudonné, est-ce que c’est digne d’un état de droit qui se dit démocratique ?! Je ne crois pas et ça montre encore une fois la mainmise de ce climat délétère français où la Shoah est une religion et où la communauté juive en est le Dieu. Heureusement qu’en Suisse on ne cède pas autant à cette culpabilisation.

Quels sont les propositions politiques de Dieudonné ? Les avez-vous réfuté dans votre article ? Je ne crois pas, votre article reste dans le conceptuel, dans la jolie théorie mais sur le terrain concret on ne nous dit rien (pire, on prétend que la Shoah ne peut être nié, le seul fait est faux !).

MM

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Lukas à Porta

Merci pour votre réaction Meeaad. La page concernant Robert Faurisson dans la version française de Wikipédia contient des références à des livres où ses thèses sont présentées mais aussi à des livres où elles sont contestées. Concernant les condamnations contre Dieudonné, l’article de Wikipédia le concernant, très fouillé, en dresse une liste (associée aux motifs).
L’article 261bis du Code pénal suisse a été utilisé pour condamner le négationniste suisse Jürgen Graf.
Savoir ce qu’il est légal ou illégal d’affirmer en Suisse n’était pas l’objet principal de mon article. Ceci étant dit affirmer que « les chambres à gaz n’ont pas existé » ou encore que « seulement 10’000 juifs sont morts durant la seconde guerre mondiale, par accident ou d’un mauvais rhume » représentent deux propositions qui semblent tomber sous le coup de loi, car je ne crois pas que l’on puisse les défendre autrement que grossièrement (peut-être parce qu’elles sont fausses? :). Contester les propositions politiques ou « historiques » de Dieudonné pourrait tout à fait faire l’objet d’un autre article. On peut trouver certaines desdits propositions dans le Programme du Parti Anti Sioniste français (disponible en ligne).

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Meeaad

La liste des condamnations montrent clairement que la justice française n’a pas été objective, car ce qu’il a dit sur le Judaïsme et certains juifs, d’autres l’ont dit sur tous les musulmans sans pour autant être condamné. C’est le deux poids deux mesures français.
Si Jürgen Graf, dont je ne connais pas l’affaire, a été condamné parce qu’il a fait de l’histoire c’est évidemment un scandale qui fait, comme je l’ai dit dans le commentaire précédent, de la Shoah une religion ! Mais sois vous faîtes erreur et des éléments manquants m’empêchent de comprendre la décision de la justice, soit la justice n’est pas appliquée puisqu’il faut avoir « la volonté d’atteindre la dignité… » pour que l’acte sois qualifié de discriminatoire.

Sinon très content d’avoir échanger très bonne journée !

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Meeaad

P.S. : Aucun débat publique n’a été organisé entre révisionnistes et « affirmationnistes », je vous conseille de regarder (si vous l’osez), ce reportage sur Faurisson je n’en conclut rien pour autant : https://www.youtube.com/watch?v=Rrpppz5ijOw

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Lukas à Porta

Merci pour le lien vers la vidéo de Faurisson (dont les thèses, il est vrai, me rebutent. Mais ceci est une autre affaire). Le nombre d’actes anti-musulmans et anti-juifs est apparemment en augmentation en France. Heureusement, ces deux minorités ostracisées parviennent parfois à collaborer. Je pense même que c’est la meilleure chose à faire. Les attaques contre les uns sont de nature à favoriser les attaques contre les autres. Idéalement, les leadeurs musulmans français devraient condamner les attaques visant les juifs et les leadeurs juifs français les attaques visant les musulmans…

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