Migrations Le 17 octobre 2018

Football et identités

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Football et identités

Équipe de France victorieuse de la Coupe du monde de Football de 2018 en Russie © Russian Presidential Press and Information Office

Qui a gagné la Coupe du monde de football 2018 ? La France ? L’Afrique ? Les deux ? Jérémy Argyriades revient sur les débats identitaires qui ont accompagné les exploits sportifs de l’équipe victorieuse du dernier Mondial. Blanc, « banlieusard et fier de l’être », mais aussi docteur en physique des particules, ses identités multiples apportent un regard singulier sur cette problématique.


 

Je viens d’une banlieue de région parisienne. Et je suis blanc. Je le précise car ça ne va pas de soi apparemment, en tout cas pour ceux qui n’y ont jamais mis les pieds. Cette idiosyncrasie particulière fait que je me reconnais pleinement dans l’équipe de France. Ma France à moi a toujours été pleine de couleurs, de saveurs et de musiques autres que celles que l’on s’imagine ailleurs. La victoire de l’équipe de France a vu surgir un débat qui montre l’incompréhension de la notion d’identité. Alors, est-ce l’Afrique qui a gagné la Coupe du monde1 ?

 

Le football ne représente pas un pays

Une équipe de foot n’est pas représentative d’un pays mais de ses quartiers populaires. Lorsque je vois l’équipe du Brésil, je vois surtout l’équipe des favelas du Brésil, tout comme l’équipe de France est plutôt l’équipe des banlieues de France. Il y a toujours les exceptions qui confirment la règle. Le joueur brésilien Kaka est un des seuls de l’histoire de la Seleçao à être issu d’une famille aisée2. En France, les parents d’Ugo Lloris sont banquier et avocate. Il a dû composer avec eux pour pouvoir continuer à jouer au football3. C’est un indice permettant d’expliquer ce biais social : tandis que les familles pauvres seraient tentées de pousser leur enfant prometteur vers une carrière sportive, les familles aisées y voient plutôt un risque et essaient de les en dissuader. Lorsqu’un étranger a une image d’un pays, c’est rarement celle de ses quartiers pauvres. Quel touriste irait visiter Evry ou la Seine Saint Denis plutôt que la Tour Eiffel ? Une différence de perception se crée donc lorsqu’il voit la composition de l’équipe de France. Cette dichotomie est la source d’incompréhensions identitaires autour du football.

 

Origines des joueurs

Mettons les origines des joueurs en perspective. Si l’on s’en tient aux chiffres, dans cette Coupe du monde 2018, les équipes avaient en moyenne 2,5 joueurs sur 23 nés à l’étranger. Les écarts sont énormes, puisque certaines équipes n’ont aucun joueur né à l’étranger (10 équipes sur 32), et on monte à 17 joueurs pour l’équipe du Maroc. En France, ils étaient 2 : Steve Mandanda et Samuel Umtiti. Autre exemple de polémique autour de l’origine des joueurs4, la Suisse en compte 8. Sur un total de 79 joueurs nés à l’étranger, 29 sont nés en France. C’est de très loin le pays le plus représenté. La France est donc le premier fournisseur mondial de joueurs internationaux lors de cette Coupe du monde, et cela peut s’expliquer par les structures de formation qui ont été mises en place dans les années 70, alors que le football français était moribond5.

 

Nombre de joueurs nés à l’étranger par équipe. La ligne verticale rouge indique la moyenne (2,5). Les équipes sans joueurs nés à l’étranger (Allemagne, Arabie Saoudite, Belgique, Brésil, Colombie, Corée du Sud, Mexique, Panama, Pérou et Suède) ne sont pas représentées.

 

Parmi les joueurs de l’équipe de France, beaucoup sont noirs ou d’origine arabe. Evidemment, leurs ascendants ont émigré d’Afrique vers la France il y a moins d’un siècle, à la suite de la colonisation ou d’une migration économique. La plupart d’entre eux gardent un lien très fort avec leurs origines. Certains autres joueurs font le choix de jouer pour le pays de leurs ancêtres, par fierté de leur origine, comme l’illustre par exemple la composition de l’équipe du Sénégal. Il y a une part indéniable de stratégie de carrière, que peu oseraient avouer. Le joueur se sachant trop moyen pour jouer en équipe de France pourrait se rabattre vers le pays d’origine d’un ascendant, le statut de joueur d’équipe national étant valorisable financièrement sur le marché des transferts. Selon Loïc Ravenel, chercheur au CIES, « cette migration inversée répond plus à un choix sportif qu’au fameux choix du cœur. »6

Et a contrario, le jeune talent préfèrerait refuser les sollicitations de son autre pays afin de préserver une chance de jouer dans une équipe à forte exposition médiatique. Geoffrey Kondogbia, ancien joueur de l’équipe de France, ne dit pas autre chose, en expliquant que son rêve était de jouer pour la République centrafricaine, mais qu’il avait d’abord choisi la France par rapport à sa carrière7. De leur côté, les pays d’origine font la chasse aux jeunes footballeurs, tentant de faire vibrer leur amour pour leurs origines afin de les recruter. C’est ainsi que le Maroc n’a que 6 joueurs nés dans l’Empire chérifien, les autres étant nés en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne ou même au Canada. Cela crée d’ailleurs de nouveaux problèmes, avec des joueurs ne parlant pas la même langue.

 

Le cas de la France

8 joueurs de l’équipe de France proviennent de la banlieue parisienne8. La question de l’identité nationale y a toujours été très sensible. Dans mon enfance de banlieusard, je me souviens de mes amis qui crachaient sur la France. Il y a des raisons à cela, l’actualité passée, présente et malheureusement future nous rappelant combien le racisme imprègne la société française. Porter le maillot de l’équipe pour un noir ou un arabe était synonyme de traitrise. J’avais du mal avec cette attitude. J’étais autant français qu’eux, et autant fils d’immigré qu’eux, avec mon père grec, même si je subissais moins de racisme. Certains de ces amis ont tenté de s’installer dans le pays de leurs origines. Ils en sont revenus. Finalement, ils étaient plus français qu’ils ne le croyaient, mais c’est à 30 ans qu’ils l’ont découvert, et surtout accepté.

J’ai senti par le passé que certains joueurs de l’équipe de France avaient la même amertume et le même ressentiment9. Ainsi, Karim Benzema déclarait au début de sa carrière qu’il jouait pour la France pour sa carrière sportive, mais que son pays, c’était l’Algérie10. Alors qu’il n’y a jamais vécu. Le contraste est saisissant quand je vois les sourires et la fierté de porter le drapeau des joueurs de cette équipe de 2018. Je suis convaincu qu’ils se sentent tous français à part entière. D’ailleurs, en visite dans ma banlieue d’origine, combien de petits de toutes les couleurs arborent le maillot bleu blanc rouge aujourd’hui ! Les temps ont bien changé, et changé en bien. Benjamin Mendy, défenseur de l’équipe de France, a parfaitement résumé cet état d’esprit. Répondant à un tweet qui associait à chaque joueur un drapeau d’un de ses pays d’origine, il l’a réparé en associant à chaque joueur le drapeau de la France.

 

Tweet de Benjamin Mendy en réponse à Sporf.

 

Cette affirmation de leur identité française n’empêche pas pour autant le sentiment d’appartenance à des cultures multiples. Aucun joueur ne renie ses origines. La construction de son identité passe par la compréhension de sa personne, et notamment de ses origines. Elle passe également par son lieu de naissance, ce qu’exprime Maxime Le Forestier dans la chanson Né quelque part : « Je suis né quelque part, laissez-moi ce repère ou je perds la mémoire. »11

 

Revendication identitaire

Selon moi, la revendication identitaire est un choix individuel, dynamique et contextuel. Chacun a le droit de mettre en avant une de ses identités en fonction de la situation, à tout moment. Je suis français en écrivant cet article, mais je suis grec si on discute des Cyclades, je passe par mon identité de chercheur si une situation demande une analyse scientifique et par celle de banlieusard si on parle de rap français.

 

Appropriation culturelle

Cette identification identitaire doit être légitime, au risque de tomber dans l’appropriation culturelle. Les appropriations culturelles peuvent à juste titre être perçues comme une attaque contre une communauté entière lorsqu’elles ignorent la nature de l’objet d’appropriation ou caricaturent la culture originelle. En 2012, Victoria’s Secret a dû s’excuser pour l’utilisation d’une coiffe amérindienne lors d’un défilé12. La marque ignorait la charge symbolique et religieuse de l’objet, et l’avait juste utilisé pour faire ethnique. Elle n’a apparemment pas cessé cette pratique, malgré la polémique13. Disney s’est également excusé a posteriori du personnage du dragon dans Mulan, qui tournait en ridicule ce que les Chinois considèrent être le symbole de la grandeur et de la sagesse14. L’appropriation peut donc être matérielle ou immatérielle.

Elle est également source d’enrichissements mutuels, dans le respect de chacun. Les exemples sont heureusement nombreux, que ce soit dans la culture, les langues ou la gastronomie. Je me rappellerai toujours avec émotion de ce restaurant traditionnel de Tokyo qui s’était approprié la ratatouille, me la faisant redécouvrir dans une fusion savoureuse.

Certains critiquent l’autocensure que génèrent ces débats. S’interdire d’emprunter aux autres cultures nuirait au développement. Ainsi, l’universitaire Monique Jeudy-Ballini estime que, « d’un point de vue anthropologique, une culture ne peut exister en vase clos, sinon elle cesse d’évoluer et meurt. »15 Mais selon moi, cela ne peut se faire aux dépens des intérêts d’autrui. La liberté personnelle se doit d’être suspendue lorsqu’elle entrave celle des autres, c’est la condition sine qua none qui fait une société.

Ce débat est très avancé en Amérique du Nord, où le spectre de la spoliation des Amérindiens hante les esprits. Après avoir perdu leurs terres et une grande partie de leurs populations, certaines tribus amérindiennes ont même déclaré la guerre à toute nouvelle exploitation par l’homme blanc, telle la tribu Lakota dans sa Declaration of War Against Exploiters of Lakota Spirituality16:

« Nous affirmons une position de tolérance zéro pour tout « shaman de l’homme blanc » s’élevant du sein de nos propres communautés afin d’« autoriser » l’expropriation de nos rites cérémonieux par des non-Indiens ; de tels shamans de plastique sont les ennemis des peuples du Lakota, du Dakota, et du Nakota. »

Comme pour tout mouvement, le balancier ne s’arrête pas toujours au point d’équilibre. À l’Université d’Ottawa au Canada, c’est l’autocensure qui semble avoir été trop loin17. Les étudiants ont fait interdire la pratique du Yoga18, par sensibilité à l’oppression occidentale. L’ironie est que des enseignants de Yoga ne la jugent pas comme une appropriation culturelle, et que l’acceptation et l’ouverture à l’autre font partie des fondements du Yoga19. En Occident, il est vrai que le Yoga a dérivé vers une activité physique, sans le côté spirituel. Mais en réalité, tenir une pause et écouter sa respiration est déjà une méditation, et donc un début de pratique spirituelle. Finalement, ce sont ces étudiants qui ont projeté leur mauvaise conscience occidentale vers un objectif inapproprié. La pratique du Yoga est légitime car le Yoga se veut ouvert à tous.

 

Légitimité

Se revendiquer d’une identité se doit donc d’être légitime, mais qui détermine la légitimité ? La question est complexe, d’autant plus que les critères de légitimité sont souvent mouvants. Au Japon, l’identité passe par le sang, jus sanguinis20. Si vous êtes un gaijin (terme utilisé pour décrire un étranger21), peu importe que vous habitiez au Japon depuis 30 ans, que vous parliez parfaitement le japonais, que vous maîtrisiez les détails de la culture, vous serez encore considéré comme étranger. Pourtant, le débat a été relancé dans les années 1990, avec l’arrivée de Brésiliens d’origine japonaise (les nikkeijin). La plus grande communauté japonaise à l’étranger se trouve à Sao Paulo. Les crises financières ont poussé certains des descendants de cette communauté à revenir au Japon. Bien que leur présence soit légitime selon les critères japonais, ces jeunes à la recherche d’emplois ne maîtrisaient ni la langue, ni les coutumes nippones. Les certitudes de la population ont alors évolué, et il est devenu plus simple d’acquérir la nationalité japonaise. Mais nationalité et identité ne sont pas synonymes, et une grande partie de la population continuera de vous faire comprendre que vous n’êtes pas légitime comme japonais.

Les identités ne sont pas forcément liées aux pays, on en retrouve également les marqueurs dans les mouvements culturels. La légitimité dans le Hip Hop n’est pas une affaire d’origine ou de couleur de peau. Seul le talent et le respect de la culture sont primordiaux. Ainsi, des blancs de quartiers aisés seront légitimes comme rappeurs s’ils ont le flow et l’attitude. Mais ils ne pourront pas reprendre Straight Outta Compton car ils n’en viennent pas, créant une situation inauthentique. On remarque donc que chaque situation demande un examen expert pour déterminer le bienfondé des propos et des comportements.

 

Retour à la polémique

Pour revenir à la question initiale, le débat a été lancé par un animateur télé aux USA, Noah Trevor, pour qui c’est bien l’Afrique qui a gagné la Coupe du monde.

 

 

Noah Trevor devrait pourtant être au clair sur les problématiques d’identités, lui le Suisso-Sud-Africain qui a grandi sans père, ce dernier ayant fui l’Afrique du Sud pour la Confédération helvétique à cause de l’apartheid, et qui a vu sa mère aller en prison pour avoir eu une relation avec un blanc. Dans son pays, le sport est toujours marqué par l’apartheid, le rugby étant très majoritairement blanc, le football noir. L’ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, lui répondit que ces propos « portent atteinte à la volonté des joueurs de s’identifier en tant que Français. »22 L’animateur lui rétorqua alors que « si les Français disent qu’ils ne peuvent être les deux [africains et français à la fois], alors je crois que ce sont eux qui ont un problème. »23

Je ne reviendrai pas sur l’assimilation de l’Afrique à un pays. Mais sur le fait que ce n’est pas le drapeau du Congo ou du Sénégal que les joueurs arboraient après leurs victoires, et bien celui de la France. Tout simplement car la jeunesse des quartiers français revendique aujourd’hui son appartenance à la France, malgré les bavures et le chômage de masse, malgré le racisme et le sentiment d’abandon. C’est pourquoi les ramener à leurs origines est extrêmement contre-productif. Outre le fait qu’on légitime le discours des suprématistes français, on enlève à ces hommes leur choix, dans ce contexte particulier, de revêtir uniquement leur identité française. Imaginez qu’on ramène les joueurs noirs de l’équipe de basketball des USA à leurs origines. Bien qu’ils chantent The Star-Spangled Banner, la main sur le cœur en direction du drapeau étoilé, qu’ils se sentent légitimement états-uniens, on les renverrait à leurs ancêtres esclaves. Quelle violence symbolique de nier l’identité légitime et choisie d’un individu, même pour le renvoyer à une autre de ses identités !

 

 

L’identité est un choix qui se doit d’être légitime selon des critères dynamiques et contextuels. Exproprier quelqu’un de ce choix revient à une assignation identitaire, selon le terme de Jean-François Bayart24. Je retrouve ce que Sartre décrivait dans Huis Clos, l’objectivation de l’autre, lui enlever sa volonté et ainsi le projeter dans un statut d’objet : « l’enfer, c’est les autres », qui suit « Tous ces regards qui me mangent ».

Celui qui a le mieux exprimé le point de vue que j’ai partagé avec vous a dû se positionner sur sa nationalité. Certains lui ont assigné l’identité kenyane pour l’empêcher de devenir un des meilleurs présidents des Etats-Unis d’Amérique. Alors qu’il était en … Afrique du Sud (décidément !), Barack Obama a déclaré : « Demandez à l’équipe française de football […], tous ne ressemblent pas à des Gaulois, selon moi. Mais ils sont français ! Ils sont français. » C’est bien la France qui a gagné la Coupe du monde.

 

 

 


Références:

1. https://www.youtube.com/watch?v=EJMG27YYAWU

2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Kak%C3%A1

3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugo_Lloris#Vie_personnelle et http://www.ogcnice.info/inf32609.htm

4. https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/coupe-du-monde-la-suisse-en-pleine-polemique/444724

5. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/07/18/football-la-france-est-aussi-championne-de-la-formation-des-joueurs_5333206_4355770.html

6. http://www.leparisien.fr/sports/football/coupe-du-monde/coupe-du-monde-50-joueurs-presents-en-russie-sont-nes-en-france-20-06-2018-7783011.php

7. https://rmcsport.bfmtv.com/football/j-ai-toujours-voulu-jouer-pour-la-centrafrique-assure-kondogbia-qui-a-joue-pour-les-bleus-pour-sa-carriere-1544702.html

8. https://www.iledefrance.fr/toutes-les-actualites/coupe-monde-de-football-les-franciliens-champions-monde

9. https://www.letemps.ch/monde/football-racisme-fracture-benzema

10. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/02/les-citations-deformees-de-karim-benzema_4931167_4355770.html

11. https://www.youtube.com/watch?v=o8dJQEF4cSk

12. https://eu.usatoday.com/story/life/people/2012/11/12/victorias-secret-apologizes-for-use-of-headdress/1701413/

13. https://www.thisisinsider.com/victorias-secret-fashion-show-accused-cultural-appropriation-2017-11#maria-borges-wore-a-pair-of-colorful-wings-in-the-nomadic-adventures-section-16

14. https://www.huffingtonpost.com/quora/how-is-disneys-mulan-perc_b_4314035.html

15. https://next.liberation.fr/vous/2016/12/22/tous-coupables-d-appropriation-culturelle_1537005

16. http://www.thepeoplespaths.net/articles/ladecwar.htm

17. https://www.washingtonpost.com/news/morning-mix/wp/2015/11/23/university-yoga-class-canceled-because-of-oppression-cultural-genocide/?noredirect=on&utm_term=.3ab663de8ab6

18. Le Yoga avec une majuscule lorsque sa dimension spirituelle est prise en compte (http://espace-yoga-namaste.com/fr/philo.php).

19. https://ottawacitizen.com/news/local-news/no-yoga-is-not-cultural-appropriation

20. https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_du_sang

21. https://dozodomo.com/e/gaijin/2-chronique-zoologique-le-gaijin/

22. https://twitter.com/franceintheus/status/1019691552384352257/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1019691552384352257&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.france24.com%2Fen%2F20180719-trevor-noah-french-ambassador-araud-africa-world-cup-france

23. https://www.youtube.com/watch?v=COD9hcTpGWQ

24. https://www.jetdencre.ch/globalisation-et-retraction-identitaire

Commentaires

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Jérémy Argyriades

Exactement Flavien. La difficulté vient aussi des réactionnaires, des racistes, des conservateurs, qui ne veulent surtout pas accepter ce métissage…

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Jérémy Argyriades

Ce qui est pratique, c'est que vous vous protégez de toute discussion. Si j'entre en matière, au choix, 1) je…

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Stella David

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Stella David

Impossible de lire cet article jusqu’au bout. Banlieusard, vous n’en demeurez pas moins arrogant cher Monsieur. Des erreurs, tant factuelles que d’appréciation personnelle des questions identitaires nuisent à votre propos.
« Une équipe de foot n’est pas représentative d’un pays mais de ses quartiers populaires.  »
Après ce préambule déjà complètement poussif, vous me pardonnerez le mot, j’ai tout de même essayé de continuer à lire l’article. Mais c’est cette phrase qui m’a empêché de continuer : « Certains de ces amis ont tenté de s’installer dans le pays de leurs origines. Ils en sont revenus. Finalement, ils étaient plus français qu’ils ne le croyaient, mais c’est à 30 ans qu’ils l’ont découvert, et surtout accepté. »
Oh, je suis tout à fait consciente que je n’argumente en rien mon propos contrairement à vous, qui, à l’aide d’énoncés auto-erigés en vérités générales, tentent aux forceps de faire croire du gros n’importe quoi aux lecteurs. De toute façon, votre « white privilège » couplée à du « mansplanning » en bonne et due forme s’évertueront à tenter de me convaincre que j’ai tort. Ne vous fatiguez pas. Je ne le serai jamais. Tout banlieusard que vous êtes, lorsque vous aurez expérimenté le racisme et tout ce qui est lié à cause de votre couleur de peau noire, nous en reparlerons. Dans l’attente, bien à vous.
Une lectrice.

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Jérémy Argyriades

Ce qui est pratique, c’est que vous vous protégez de toute discussion. Si j’entre en matière, au choix, 1) je serai arrogant, 2) ça sera du mansplanning, 3) ou encore du whitesplanning.
Je vais donc m’en tenir à la règle 14 d’internet.

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Flavien

Excellent billet !

Si je résume vous soutenez qu’une identité doit être un choix individuel et légitime; la légitimité étant une notion complexe (exemples intéressants de l’appropriation culturelle et de l’interdiction du Yoga).

Cela me semble très raisonnable. Et pour aller plus loin et analyser les différentes réactions et commentaires je dirais que les polémiques sur la nationalité et l’identité durant cette coupe du monde ressemblent à une tension entre l’ancien monde et le nouveau (qui peine à bien émerger, il est vrai).

On a encore tendance à regarder certains attributs physiques et certains patronymes comme typiquement étranger. Même dans le cas d’un noir qui serait français depuis 3 génération. Le fameux fantasme du gaulois est toujours présent.

Mais dans un monde de plus en plus globalisé les nationalités, histoires personnelles et identités se mélangent, et il faudra peu à peu s’habituer à mettre nos préjugés de côté et à laisser aux individus la liberté de construire leur identité propre.

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Jérémy Argyriades

Exactement Flavien. La difficulté vient aussi des réactionnaires, des racistes, des conservateurs, qui ne veulent surtout pas accepter ce métissage passé, présent et futur.
Récemment, la nouvelle polémique sur les prénoms français ou sur l’enseignement de l’arabe à l’école montre l’emprise qu’ils ont dans les médias. Sans parler de l’élection de politiciens racistes, ici et là-bas…

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