Société Le 16 juillet 2013

Accéder à l’élite sans trahir ses origines : Une comparaison entre la France, les États-Unis et l’Inde

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Accéder à l’élite sans trahir ses origines : Une comparaison entre la France, les États-Unis et l’Inde

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Est-ce qu’avoir une réussite prestigieuse c’est trahir ses origines lorsqu’on vient d’un milieu populaire ? Ou alors est-ce que c’est plutôt concrétiser l’espoir de sa famille ? Qui n’a jamais entendu parler de ces questions au moins une fois au cinéma ou dans la littérature ? La réussite est un thème très souvent exploité, pouvant donner vie à des destins exceptionnels ou à l’inverse dramatiques. Mais comprendre les ressorts (c’est le cas de le dire !) profonds de ces questions est une autre paire de manches.

Cet article repose sur le travail du jeune sociologue Jules Naudet qu’il a publié l’an dernier sous le titre ambitieux « Entrer dans l’élite : Parcours de réussite en France, aux États-Unis et en Inde ». Sa réflexion part de ce qu’il appelle le phénomène de mobilité sociale ascendante, autrement dit la forte réussite professionnelle des individus venant de milieux populaires. C’est le cas par exemple d’individus, nés dans une famille de faible niveau de vie et dont les parents sont peu diplômés, qui ont réussi à devenir des cadres diplômés d’une école prestigieuse et gagnent maintenant un salaire mirobolant. Entendons-nous bien, il s’agit ici de réussite1 par les études uniquement (c’est à dire l’acquisition de diplômes), car c’est le mécanisme principal de la mobilité sociale. L’objectif de ces recherches est donc de comprendre comment ces personnes parviennent à gérer cette réussite, à faire le pont au-dessus du fossé séparant leur milieu d’origine et leur milieu d’arrivée. Les plus curieux pourront aller le bouquiner en bibliothèque afin de retrouver un propos plus précis et riche ou pour consulter les détails de l’enquête.

Jules Naudet a quasiment fait le tour du monde pour interroger les élites indiennes, américaines et françaises et a réalisé de nombreux entretiens avec des PDG, des hauts fonctionnaires et des chercheurs réputés. Il a réussi à leur poser des questions assez intimes : Peut-on conserver des relations normales avec sa famille lorsqu’on a vécu ce type de réussite, lorsque son niveau de vie est sans comparaison avec celui de ses parents ? A-t-on des façons de parler différentes selon le lieu où l’on se trouve, des manières de se comporter qui changent complètement si on est avec sa famille ou avec ses collègues ? Et c’est parfois le cas comme nous le verrons, néanmoins le rapport entre certains comportements et le discours qui les accompagne peut être lui aussi surprenant.

Un grand écart entre deux images de soi

Image tirée du film Upside Down figurant deux mondes face à face mais fermés entre eux.

Image tirée du film Upside Down figurant deux mondes face à face mais fermés entre eux.

Prenons l’exemple du choix de résidence. Si l’on a pensé d’abord que les jeunes cadres sup’ déménageant loin de leur parents pour se rapprocher de leur boulot considéraient cela comme naturel au vu du bénéfice professionnel qu’ils en tiraient, Jules Naudet s’est aperçu en les questionnant que c’était plus complexe que ça. Ainsi, il est courant que certains Indiens déclarent revenir chez eux très souvent malgré la distance et qu’ils ne souhaitent pas créer d’affinités avec leurs collègues de travail. Et à l’inverse, certains Américains ayant eux aussi leur emploi loin du foyer parental ne gardent contact avec eux quasiment que par téléphone, tout en déclarant être très fiers de leur éducation. S’il ne s’agit ici que d’un exemple concret d’éloignement (éloignement géographique), nous allons voir qu’il y en a de plusieurs types.

Les Indiens et la famille : un enjeu de dignité

Image extraite du film Swades qui raconte l’histoire d’un indien, cadre à la NASA, retournant dans sa région natale pour soutenir son développement) © bollywood-lyrics.skyrock.com

Image extraite du film Swades qui raconte l’histoire d’un Indien, cadre à la NASA, retournant dans sa région natale pour soutenir son développement © bollywood-lyrics.skyrock.com

Les Indiens sont globalement les plus attachés à leurs racines. Naudet remarque que « l’expérience de la mobilité sociale en Inde se distingue (…) par une tendance nettement plus prononcée à revendiquer des liens forts avec le milieu d’origine. » (p.100), c’est pour les interviewés une « évidence qui ne saurait être contestée ». Le sujet devient le plus souvent sensible lorsqu’il leur demande directement s’ils ont eu des soucis à les préserver, il explique que « les réactions sont bien souvent indignées et suivies d’une démonstration de la force des liens [que les interviewés] conservent avec ceux restés au village ou dans le bidonville. » (p.100). Ainsi, on ne retrouve dans cette partie aucune des nombreuses anecdotes évoquées par les Français ou les Américains sur leurs difficultés à maintenir des liens avec leur parents, comme nous le verrons plus tard.

Les Dalits

Enfants Dalits © uniprayerforum.wordpress.com

Enfants Dalits © uniprayerforum.wordpress.com

Par ailleurs, une partie des interviewés indiens évoque la référence au mouvement Bouddhiste Dalit. Il s’agit de ceux issus des castes les plus basses et les plus opprimées de la société indienne et notamment celle des Intouchables. Le mouvement Dalit essaye d’améliorer les conditions de vie de ses membres par des réseaux de solidarité forts et une idéologie basée sur la réussite des enfants. Il permet ainsi de soutenir matériellement et psychologiquement les individus en parcours de grande réussite. De manière très particulière, cette identité Dalit, pourtant très opprimée, organise la réussite de ses membres (d’ailleurs il est intéressant de préciser que le terme « Dalit » peut être traduit par « nouveau véhicule »), leur permettant d’avoir un parcours facilité et également moins marqué par ces tensions entre groupe d’origine et groupe d’arrivée. En effet, une fois arrivés à des emplois hauts placés, les Dalits reviennent systématiquement aider leur groupe financièrement et par des actions de solidarité, comme un cercle vertueux. Certains sont même prêts à prendre des risques professionnels pour cela !

Les interviewés indiens non-Dalits, s’ils n’ont pas les mêmes références idéologiques ni une communauté aussi forte, ont un discours portant à peu près les mêmes valeurs. On retrouve l’importance de l’attachement à leur village et à leur groupe d’origine, même s’il sera légèrement moins prononcé ou moins militant.

John Harvard © voyagesetvagabondages.com

John Harvard
© voyagesetvagabondages.com

À ce sujet, certains témoignages sont révélateurs, comme celui d’Anil, le seul interviewé à avoir rompu totalement avec ses attaches, et qui n’est finalement parvenu à assumer son geste qu’après avoir fait appel à un thérapeute. La réussite a donc parfois un poids bien lourd, d’autant plus dans une société de caste et l’auteur d’ajouter que « briser les solidarités de caste représente un véritable tabou et peut aller jusqu’à entraîner des désordres mentaux » (p.79).

Les Américains : revendiquer le lien familial et ses valeurs même si on est loin…

Les Indiens et les Américains ont au moins deux points communs : l’investissement financier des enfants auprès des parents et la capacité à bien vivre les tensions entre milieu d’origine et milieu d’arrivée. En revanche, l’auteur constate que les Américains ont une manière particulière de raconter leur réussite et le lien qu’ils ont avec leur famille. Par exemple, beaucoup d’entre eux déclarent vivre leur réussite en continuité avec celle-ci, expliquant qu’ils n’ont pas changé du tout et qu’ils appartiennent autant qu’avant à leur groupe d’origine : physiquement et mentalement. Mais la réalité de leurs relations est souvent assez différente de ce qu’ils en disent.

Léonardo Di Caprio interprétant Gatsby dans l'adaptation de l'ouvrage de Fitzgerald. Le personnage est cité par certains interviewés américains comme un modèle de réussite. Étonnament d’ailleurs, puisque l’histoire raconte que sa fortune se serait construite sur la vente illégale d’alcool durant la prohibition.

Léonardo Di Caprio interprétant Gatsby dans l’adaptation de l’ouvrage de Fitzgerald. Le personnage est cité par certains interviewés américains comme un modèle de réussite. Étonnament d’ailleurs, puisque l’histoire raconte que sa fortune se serait construite sur la vente illégale d’alcool durant la prohibition.

Les apparences comptent. L’auteur évoque d’abord le rôle que joue le mythe du rêve américain et l’illusion d’une égalité totale des chances, car : « l’acceptation du principe de compétition (…) conduit nécessairement à évacuer, au moins en apparence, tout sentiment de tension entre le groupe d’origine et le groupe d’arrivée » (p.156). D’ailleurs, il en va de même pour la fidélité familiale car pour lui : « le sentiment de continuité avec le milieu familial ne nécessite pas la préservation de liens forts avec celui-ci. C’est avant tout la mise en discours de cette continuité qui importe » (p.146). Et les témoignages l’illustrent bien, voici deux exemples assez clairs. Celui de Frank d’abord, un haut cadre du privé, à qui l’on demande ce qui est à la base de la continuité entre sa famille et sa nouvelle vie. Dans sa réponse, il ne parlera à aucun moment de visites ou même de coups de téléphone mais il évoquera un lien plus abstrait : « Ce sont mes croyances. [il fait alors la liste des croyances et valeurs que lui ont transmises ses parents] (…). Tout ça je l’ai porté jusqu’au bout » (p.148). De même pour Brian, haut cadre de l’administration, qui répond quant à lui : « J’ai conscience des bonnes valeurs qu’on m’a inculquées. (…) et je parle avec beaucoup de fierté de mon milieu. » (p.145). Brian vit lui aussi loin de ses parents. On comprend que s’ils insistent autant sur la force de cette transmission et sur ce sentiment de fierté c’est qu’ils tentent d’atténuer la tension créée par un éloignement avec leurs racines, au niveau géographique mais aussi par leur style de vie et leurs intérêts. Brian explique d’ailleurs qu’il ne parle « que de choses de tous les jours avec eux », pour ne pas les « mettre mal à l’aise » (p.145). Peut-être pense-t-il aux grands restaurants ou hôtels qu’il fréquente régulièrement.

Pour autant, on retrouve d’autres manières plus originales de vivre cela. Ainsi Dan, professeur et directeur du département de Sciences Humaines d’une université prestigieuse, explique pratiquer le code switching : « Quand je suis avec ma famille ou mes amis, j’utilise un certain langage. » (p.164) mais sans opposer pour autant les deux registres : « je fais du code switching mais il n’y a pas de ligne rigide, pas de division rigide entre mon langage professionnel et mon langage vernaculaire. […] C’est une transition harmonieuse d’un pôle à un autre ». Il adapte donc légèrement son langage selon ses interlocuteurs mais sans devoir jongler entre deux identités.

Par ailleurs, même si les contacts sont parfois très irréguliers, les situations de rupture totale avec la famille et les amis sont très rares parmi les États-uniens interviewés. Il y a bien l’exemple assez frappant de Richard, haut fonctionnaire, qui dissimule à ses collègues son vrai nom de famille et laisse planer le doute sur son origine ethnique étrangère (noir à la peau très claire, il évoque des origines hispaniques), mais ce cas de figure reste exceptionnel.

Les Afro-américains : une double-appartenance

Image tirée du film « À la recherche du bonheur » avec Will Smith et son fils Jaden Smith.

Image tirée du film « À la recherche du bonheur » avec Will Smith et son fils Jaden Smith.

Si Richard a une identité plus originale, les afro-américains ont la particularité de faire appel à « un référent racial pour définir leur milieu d’origine » (p.169). C’est ce que l’auteur attribue à un sentiment de « double appartenance à la communauté noire et à la nation américaine » (p.171), sentiment qui rappelle celui des Dalits (identité elle aussi stigmatisée et connaissant une expérience historique de la discrimination). D’où un investissement caractéristique auprès de leur famille, même pour certains qui ont tendance à se revendiquer uniquement de l’élite, puisque « l’attachement à la communauté afro-américaine va de pair avec un attachement fort à la famille » (p.172). Ça passe alors par des aides financières à la famille, des visites régulières dans le quartier ou par le soutien à des associations. Là aussi, il peut y avoir sacrifices d’opportunités professionnelles et/ou dans le choix de style de vie au profit des siens, notamment pour avoir plus de temps à leur consacrer ou être plus proche d’eux. Bill, PDG d’une entreprise de conseil, a toujours préféré vivre dans des quartiers noirs et populaires, quitte à ne pas vivre au même niveau de confort que ses collègues et dit avoir également sacrifié « plusieurs occasions de faire progresser plus rapidement sa carrière, tant que son père était en vie afin de pouvoir continuer à s’occuper de lui et à lui rendre visite régulièrement » (p.176).

Les Français : des logiques dures de rupture…

Le quartier d’affaires de la Défense en région parisienne © eos-numerique.com

Le quartier d’affaires de la Défense en région parisienne
© eos-numerique.com

Le discours des Français interviewés est beaucoup moins volontaire. La valeur de fidélité au milieu d’origine et la croyance en une possible continuité sont quasi-absentes. Beaucoup apparaissent ainsi résignés à penser qu’ils vivent dans « une société de classe (…) qui [semble] présupposer que leur milieu d’origine et leur milieu d’arrivée sont fondamentalement contradictoires et irréconciliables. » (p.204). Autrement dit, eux-mêmes ayant des difficultés importantes à comprendre le monde des élites dans lequel ils veulent entrer, ils ne peuvent encore moins l’expliquer à leur famille et cela engendre des mouvements opposés. Jules Naudet constate que l’idée de décalage est récurrente : le « nouveau statut social conduit de manière quasiment nécessaire à s’écarter de [son] groupe d’origine » ou il amène le « sentiment de ne plus être en adéquation » (p.211) allant jusqu’à « un sentiment de « honte » de leur milieu d’origine. ». La rupture est même parfois voulue, loin des Américains et très loin des Indiens !

Les récits évoquant la rupture, voulue ou non, des liens avec le groupe d’origine et avec la famille sont relativement fréquents et de plusieurs types. Certains des interviewés utilisent le terme de « perte regrettable » quand d’autres ont moins de regrets et la qualifie d’ « inévitable ». C’est le cas chez plusieurs universitaires notamment. Renaud, enseignant-chercheur en sociologie, savait depuis toujours qu’il devait « s’écarter de son milieu d’origine » car pour lui « ce milieu était un contre-modèle. » (p.212). Il se revendique aujourd’hui « n’être ni d’un milieu, ni de l’autre » (p.213). Plus radical encore on trouve Yves, enseignant-chercheur en architecture, dont l’auteur évoque une déclaration d’ « allégeance aux normes dominantes » (p.208) puisqu’il répudie assez vivement sa classe d’origine, dont sa famille. Mais la plupart des interviewés parlent d’un «sentiment d’isolement ou de double-absence. » (p.218), loin des leurs mais pas proches non plus de leur groupe d’adoption. C’est le cas de Wilfrid, enseignant-chercheur en histoire, qui déclare téléphoner toutes les semaines à sa mère alors qu’il ne fréquente que rarement sa famille, dont il s’est éloigné progressivement, n’ayant plus les mêmes « centres d’intérêts » (p.215).

Français descendants d’immigrés

Mariam’ (Négrifique !), œuvre de Alexis Peskine, 2011 © curiocity.fr

Mariam’ (Négrifique !), œuvre de Alexis Peskine, 2011 © curiocity.fr

Aucun des interviewés français ne déclare s’engager auprès de son milieu d’origine comme on l’a vu pour les Indiens et Afro-américains. Les personnes originaires d’anciennes colonies françaises ne font pas exception à cette absence d’engagement cependant l’auteur remarque certaines spécificités dans leur discours. Ainsi, il relève une difficulté commune à « concilier leur trajectoire de mobilité sociale et leur sentiment d’appartenance à un groupe minoritaire » (p.226), c’est-à-dire à conjuguer l’appartenance à deux groupes « dominés ». L’auteur rappelle notamment l’idée républicaine uniformisatrice que « dans la société française la dimension raciale [serait] insignifiante » (p.230) puisque l’intégration se ferait par la réussite. On constate, dans les extraits de l’entretien avec Mounira, diplômée de l’ENA, la contradiction créée par cette idée : elle souhaite d’une part revendiquer sa différence et d’autre part ne plus la subir (car elle la subit fortement). La nature du lien à la famille semble alors en être modifiée.

De la même manière, les autres interviews ne révèlent pas de sentiments de décalages ou de honte et les discours semblent être plutôt ceux d’une continuité. Celle-ci est caractérisée par le « réinvestissement du projet parental d’immigration » et « l’accomplissement du projet de migration des parents (ou des grands-parents) » (p.228). Ici aussi, on pense au récit de Mounira, sans doute l’un des plus personnels du livre. Elle évoque, avec quelques retenues sur le terme,  sa « culture d’origine » : « j’ai des références…mes grands-parents…ma grand-mère m’a raconté des histoires absolument extraordinaires » et elle ajoute plus loin : « Pour moi l’intégration à la française, c’est un idéal » (p.228). Ce discours insistant sur une continuité et une fidélité avec le groupe d’origine fait écho aux récits des Américains, notamment ceux proches de l’idéologie du rêve américain et, dans une moindre mesure, aux récits des Indiens (l’une des interviewées indiennes Dalits évoquait la forte influence de son grand-père).

On aurait d’ailleurs envie de rapprocher ces parcours de femmes, à la fois toutes en ascension sociale forte, issues d’un groupe subalterne et confrontées aux barrières de sexe. Peut-être pourrait-on même les rapprocher du concept d’ « étrangères de l’intérieur », proposé par Patricia Hill Collins en 1986, qu’elle utilisait pour désigner les afro-américaines travaillant comme bonnes dans les riches familles blanches.

Conclusion

On retiendra de ce livre la force de certains témoignages qui ne sont que rarement sollicités et la particularité de ces parcours qui sont sources de tensions entre milieu d’origine et milieu d’arrivée, entre posture légitimiste – lorsqu’on veut être reconnu par le nouveau groupe – et attachement à son groupe d’origine. On a pu constater également que l’attachement à celui-ci est parfois soumis à rude épreuve lorsqu’il n’est pas tout juste rompu. Et lorsqu’il y a volonté de maintenir le lien avec ses racines malgré tout, les stratégies payantes ne sont pas à la portée de tous (comme rendre visite à sa famille ou simplement garder un contact avec elle). Les difficultés sont alors visibles et rappellent que la mobilité sociale ascendante reste un phénomène très rare, surtout dans des sociétés inégalitaires où l’origine populaire est bien souvent perçue comme un stigmate. Sans parler de la situation des femmes issues de milieux populaires dont ce genre de parcours reste rare voire tout à fait exceptionnel dans certains pays.

Bibliographie :

Collins, Patricia Hill (1998). Fighting Words: Black Women and the Search for Justice. Minneapolis: University of Minnesota.

Dorlin E. (dir.) (2009). Sexe, race, classe, pour une épistémologie de la domination. PUF, Collection Actuel marx confrontation.

Naudet J. (2012). Entrer dans l’élite : Parcours de réussite en France, aux États-Unis et en Inde. PUF, Collection Le Lien Social.

Paugam S. (2008). Le lien social. PUF, Collection Que-sais-je ?


1 Attention : si les aptitudes naturelles (ce qu’on appelle abstraitement le « talent » ou le « don ») participent de la réussite scolaire, de nombreuses études rappellent que celles-ci sont quasiment négligeables devant le rôle d’autres variables telles que la catégorie sociale des parents et le lieu de naissance entres autres. D’où la distinction entre ce type de réussite et d’autres.

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