jet d'encre

Politique Le 31 janvier 2017

Quels points communs entre la mafia et le groupe Etat islamique?

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Quels points communs entre la mafia et le groupe Etat islamique?
La Sicile, dominée pendant plus d’un siècle par le califat des Fatimides (948-1091), qui développèrent dans l’île le commerce, les lettres, les mathématiques et l’architecture, fut conquise par les rois normands. Fascinés par la civilisation musulmane, ils en absorbèrent la florissante culture. La Cuba, pavillon de détente construit pour la cour de Giullaume le Bon en 1180 à Palerme, est un exemple de ce métissage. (Reconstitution, Rocco Lentini, Huile, 1922).

Le 2 mars 2016, le Procureur national antimafia italien, chef de la Direzione nazionale antimafia (DNA)1, déclare que « l’État islamique (EI) est à tous les égards un état mafieux, dont il possède toutes les caractéristiques »2. Deux États dans l’État : l’un, la mafia3, discrète et intangible, émergeant de temps à autre du sous-bois criminel ; l’autre, l’EI, bruyant et palpable, s’érigeant ouvertement comme le pouvoir étatique en place. Dans cet article, j’ai tenté de relever le défi posé sur Jet d’Encre par le sociologue Daniel Stoecklin : avec quel(s) autre(s) phénomène(s) le terrorisme a-t-il des affinités électives, se demandait-il dans son article intitulé « Le terrorisme est (aussi) un problème théorique »? Tentons à notre tour de déterminer les points communs entre la mafia italienne et le groupe État islamique.

 

« Mafia », un mot-valise 

Mafia (et mafieux) sont des termes souvent vidés de leur signification intrinsèque. Utilisés hors contexte, ils finissent par englober tous les arrangements secrets, trompeurs et illicites, toutes les formes d’associations à but criminel (« mafia » russe, « mafia » turque, des cigarettes, etc.). « C’est toute une mafia ! », qui n’a jamais entendu cette expression ? Les « mafieux » sont même tes amis qui trichent aux cartes, ceux qui magouillent, ceux qui, grâce à leurs contacts, obtiennent des services, ceux qui, de manière rusée, arrivent là où les honnêtes n’y arrivent pas, etc. La « mafia » est celle du Parrain de Coppola (« je vais lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser ») ou des Affranchis de Scorsese.

En réalité, mafia est un concept analytique qui renvoie à des traits caractéristiques bien précis, dont l’EI est également porteur. Les mafias et le groupe Etat islamique sont d’abord des organisations criminelles, dont le but n’est pas seulement l’accumulation de richesses à travers des moyens illicites, mais également la recherche de pouvoir. Des organisations criminelles, oui, mais avec quelque chose de plus : une capacité socialisatrice « totale » et le contrôle « politique » du territoire.

 

Une capacité socialisatrice « totale »

De nombreux jeunes marginalisés des quartiers populaires d’Europe et les populations sunnites discriminées d’Irak et de Syrie ont salué l’entrée sur la scène internationale de l’EI comme un vecteur d’ascension sociale et économique. D’un côté, après la fin de la Première Guerre mondiale et l’effondrement de l’Empire ottoman, Français et Britanniques se sont partagés arbitrairement une région créant des nations avec des institutions faibles et incapables de répondre aux exigences socio-économiques de la population. De l’autre, les guerres répétées menées par les puissances occidentales ont achevé de la déstabiliser. C’est ainsi, par exemple, que le peuple et l’élite militaire et économique sunnite de Mossoul a littéralement ouvert les portes à l’EI, voyant dans ce dernier un acteur capable de redresser les torts subis.

Des processus similaires se sont vérifiés pour les mafias en Italie. Celles-ci sembleraient avoir vu le jour à l’aube de l’unification italienne en 1860 (ou au moment de l’envahissement du Royaume des Deux-Siciles par les Piémontais du Royaume de Sardaigne), qui avait créé une période de forte instabilité (et d’inégalité) politique, économique et sociale pour le Sud de la Péninsule. Depuis lors, le bassin de recrutement des mafias italiennes n’a cessé de s’élargir, car les conditions socioéconomiques du « Mezzogiorno » pèsent encore lourdement sur le choix de ses habitants entre illégalité et légalité. Sans justifier des actions criminelles et inhumaines, je veux simplement mettre en exergue le fait que ces deux organisations offrent des opportunités d’escalade sociale attrayantes, se posant ainsi en alternative aux institutions classiques (école, travail, État), là où elles sont faibles. Dans les régions où il n’y a pas de travail et où aucune perspective d’avenir stable et prospère n’est envisageable, il est facile de se tourner vers ces organisations afin de s’assurer un revenu.

Mais la décision d’en faire partie n’est pas seulement le fruit d’un calcul économique. Le manque de perspectives frustre ces gens dans leur recherche de sens, d’identité, de notoriété et de réputation. S’agissant de l’EI, c’est dans cette optique que nous pouvons expliquer certains agissements des « loups solitaires » ou des jeunes européens qui partent en quête d’aventure. Même discours pour la mafia. Le collaborateur de justice Marino Mannoia a par exemple avoué être entré dans Cosa Nostra dans le but de changer de statut : passer de « Monsieur Tout-le-monde » à « homme respecté ».4

L’EI et la mafia sont des institutions (au sens sociologique du terme) dans la mesure où elles constituent un ensemble de règles, de valeurs, de symboles et de codes comportementaux qui envahissent la totalité des actions des affiliés en leur apportant un système de contraintes et d’opportunités. Le nouveau cadre interprétatif éloigne l’affilié de la société « légitime » et alimente le sentiment d’appartenance de l’affilié à son groupe : la prière, la charia et le djihad pour le membre de l’EI ; les rituels (influencés aussi bien par les rituels catholiques que par les pratiques des loges maçonniques, très actives lors de la réunification de l’Italie) et le « code de l’honneur » (réparer par soi-même un préjudice subi plutôt que s’adresser aux autorités, par exemple) pour le mafieux. Ses actions sont ainsi soutenues par ce cadre symbolique. Le groupe de pairs remplace la famille.

L’affilié partage l’essentiel de ses expériences quotidiennes avec son nouveau groupe. Pour le mafieux : les rituels, les actions criminelles, les réunions, les repas, les cérémonies familiales, etc. Pour le membre de l’EI : la camaraderie, l’aventure, les célébrations familiales, les vidéos et les photos propagandistes, la prière, la participation aux cours pour devenir combattant ou terroriste, les batailles, la célébration des attentats et des exécutions, les punitions, etc. En outre, le groupe, ou plutôt le réseau international des deux organisations, permet à leurs membres et à leurs familles de bénéficier de toute une série de « services », comme un revenu stable, un soutien logistique en cas de fuite et financier en cas d’arrestation ou de décès5 ou une épouse (plutôt une esclave sexuelle) pour le djihadiste. Toutes ces dynamiques socialisatrices n’empêchent pourtant pas les mafieux de collaborer avec la justice ou de s’entretuer et les militants de l’EI de s’adresser à un réseau clandestin afin de se faire exfiltrer du groupe.6

Une autre caractéristique partagée par les deux organisations est leur capacité à se multiplier et à se pérenniser au-delà du décès et de la neutralisation de leurs membres, même des hauts placés. En 2007-2008, l’EI était dans son état embryonnaire, la société civile internationale n’en avait jamais entendu parler, mais l’intelligence américaine, comme le révèle le patron de Wikileaks Julian Assange dans une récente interview accordée à la chaine franco-allemande Arte7, en suivait déjà les premiers pas. Les leaks ont montré que la stratégie initiale des États-Unis consistait à éliminer les chefs de l’organisation. Cependant, chaque leader était rapidement remplacé par d’autres qui, en réaction à l’offensive de la CIA, se radicalisaient. De la même manière, les mafias italiennes ont survécu à la succession de trois régimes étatiques différents (la monarchie, le fascisme et la république) et à leurs tentatives de répression, plus au moins violentes. La mafia sicilienne, en réponse au dynamisme des autorités de poursuite pénale italiennes, s’est également radicalisée, et a fini par commettre, elle aussi, des attentats, comme nous le verrons ci-dessous. La réaction des autorités a toutefois fortement affaibli cette organisation, notamment en incarcérant la plupart des leaders de l’époque. Aujourd’hui, bien que reléguée au second plan dans les trafics internationaux de stupéfiants, elle continue à imposer le contrôle du territoire en Sicile. Les mafias et l’autoproclamé État islamique sont ainsi des organisations « bureaucratiques » avec des règles et des procédures qui leur assurent une existence extra-individuelle.

 

Le contrôle politique du territoire

La mafia exerce son pouvoir sur le territoire de différentes manières. Elle impose ses règles dans plusieurs champs sociétaux et sanctionne ceux qui ne les respectent pas ; elle prélève l’ « impôt » sur les activités commerciales en échange de protection des dangers qu’elle-même produit  (racket) ; elle infiltre le tissu politique, administratif et entrepreneurial afin de s’adjuger les marchés publics du secteur de la construction (ayant ainsi un impact sur l’aménagement du territoire) ; elle offre des emplois grâce aux sociétés qu’elle détient ; elle « redistribue » en soutenant financièrement les institutions sportives, culturelles et religieuses locales en difficulté afin d’entretenir un consensus social, etc. De plus, l’organisation exerce le contrôle politique et militaire via les intimidations, les voies de fait et de manière générale via la croyance partagée en son pouvoir de nuisance (violence symbolique et omertà, c’est-à-dire la tendance de la population assujettie au contrôle mafieux de ne pas parler par crainte des représailles).

Certains observateurs incompétents ou de mauvaise foi affirment que les mafias italiennes, qui contrôleraient de manière généralisée le territoire, empêchent l’EI de frapper le Bel paese.8 Des mafieux patriotiques, en somme ! Bien que réelle, nous tendons à surestimer leur capacité de contrôle. L’ex-mafieux Giovanni Brusca, qui collabore aujourd’hui avec la justice, a avoué que, même à son apogée, Cosa Nostra n’était pas en mesure d’avoir sous contrôle tout ce qui se passait sur son territoire.9 Dans la même veine, et ce malgré les propos tenus par le fils du chef de l’une des cinq familles historiques de la mafia sicilienne de New York – les Gambino – qui a déclaré publiquement que Cosa Nostra était prête à combattre l’EI10, et ceux de l’organisation djihadiste, qui a de son côté publié un e-book indiquant que le principal obstacle à la conquête de l’Italie étaient les mafias11, leurs chemins ne semblent pas si différents. En effet, les relations entre les deux organisations criminelles sont davantage caractérisées par la convergence d’intérêts – surtout en matière de trafic de stupéfiants, d’armes, d’êtres humains et d’objets archéologiques pillés12 – que par la confrontation armée.

Pour sa part, l’EI contrôle, gouverne et revendique la juridiction sur la population d’un territoire bien déterminé.13 Il a notamment mis en place, et en partie repris en main, des structures de type étatique, assurant ainsi le fonctionnement des services publics : services sociaux, éducatifs, routiers, eau, électricité, etc. L’État autoproclamé a instauré un nouveau système monétaire basé sur la conversion de l’or, prélève les impôts (selon Le Figaro, il s’agirait d’extorsions14), taxe les marchandises importées, et a mis sur pied un nouveau système éducatif ainsi qu’un nouvel appareil médiatico-propagandiste (internet, télévision, radio et magazines). Il dispose d’une armée structurée et la police sanctionne brutalement ceux qui ne respectent pas la charia. Les autorités du groupe djihadiste tentent également d’exhumer une « taxe de protection » frappant les non-musulmans – la Djizîa – introduite au début de l’expansion musulmane (7ème siècle).15 Sur le plan théorique, cette taxe leur garantissait la liberté de culte et la protection des agressions. Selon une certaine interprétation, le système de racket (pizzo) mis en place par la mafia sicilienne aurait été hérité de la Djizîa lors de l’occupation musulmane de la Sicile au IXème siècle ; une hypothèse pour le moins hasardeuse, étant donné que l’essor du système de protection mafieux se situerait plutôt vers la seconde moitié du XIXème siècle.

À l’heure d’analyser la stratégie terroriste de l’EI, nous oublions souvent son caractère politique. Les attentats terroristes commis par les membres ou les sympathisants du groupe Etat islamique représentent des actes politiques, aussi déplorables qu’ils soient, dans la mesure où ils dénoncent les accords Sykes-Picot de 1916 et les bombardements de la coalition anti-EI, comme le montrent les vidéos propagandistes. Les attentats meurtriers sont ainsi légitimés d’un point de vue politique.

De façon identique, il y a eu une période, entre 1992 et 1993, durant laquelle la mafia sicilienne revendiquait des solutions politiques avec des bombes. Celles-ci visaient des personnes précises engagées dans la lutte contre les mafias (les procureurs Falcone et Borsellino, le journaliste Maurizio Costanzo) tout comme des « civils innocents » (stade Olimpico de Rome, musée Uffizi de Florence et les rues de Milan). Les mafieux réclamaient l’assouplissement du fameux article 41 bis16 ; une norme spéciale qui leur imposait un régime carcéral restrictif. Plusieurs tribunaux se penchent aujourd’hui sur le dossier du pacte État-Mafia (trattativa Stato-Mafia). Des représentants des institutions de l’époque auraient négocié avec la mafia sicilienne la cessation de la « saison des bombes » en échange de la non prolongation du régime restrictif pour des centaines de mafieux (ce qui s’est ensuite effectivement produit !).

Le monopole étatique de la violence légitime est ainsi concurrencé par des organisations criminelles qui se veulent aussi politiques. La différence fondamentale entre l’EI et les mafias réside dans le fait que, malgré la prudence des médias (le « soi-disant État islamique », le « pseudo-Etat », etc.), le premier semblerait posséder toutes les caractéristiques d’un véritable nouvel État-nation (territoire, population, identité, légitimité, monopole de la violence légitime, etc.) qui a remplacé la précédente autorité établie. Qui plus est, il entretiendrait ou il aurait entretenu des relations extérieures officieuses avec au moins deux pays (Turquie, Arabie saoudite) et un certain nombre d’ONG. Oui, l’EI s’est autoproclamé « État » et il cherche à s’imposer avec les armes et la violence ; mais l’histoire de la formation des États européens a-t-elle vraiment été caractérisée par le pacifisme ?

Les mafias, elles, incarnent un organisme parasitaire pour l’État (certains représentants de l’État vivent en réalité en symbiose avec lui!) auquel ils ne cherchent en aucune manière à se substituer.

 

État criminel

Et si ces deux organisations criminelles sont également des organisations qui se veulent politiques, l’État bureaucratique, organisation politique par excellence, peut-il être criminel ?

Dans une analyse provocante mais argumentée, l’historien Charles Tilly défend la thèse selon laquelle la guerre aurait été le moteur de la formation des États-nations. Il affirme notamment que si « un racketeur est celui qui crée une menace et se fait ensuite payer pour s’en protéger »17, l’État serait le véritable initiateur du système du racket. Le raisonnement est le suivant. Replongeons-nous un instant dans l’univers du Moyen Âge français. Un seigneur (entrepreneur de la violence légitime) mène la guerre contre ses rivaux dans le but d’élargir le territoire sur lequel exercer son pouvoir. Cela entraine des zones de conflits (menace) nécessitant la mise en place d’un appareil militaire de défense pour protéger les frontières. Pour financer le système de protection, le seigneur a prélevé des ressources (hommes et argent) auprès de ses sujets (individus soumis au pouvoir territorial). Parallèlement à l’ « absorption » de nouveaux territoires par le puissant seigneur (sur le point de devenir le futur roi), le système de prélèvement « se substituait à l’élimination, à la neutralisation ou à la cooptation des rivaux locaux »18. À cet égard, il a fallu créer des structures de contrôle des opposants (collecte d’impôts, bureaucraties, forces de police, etc.) qui ont contribué à l’emprise de l’État sur le territoire (contrôle du territoire). Conformément à cette analyse, on peut affirmer qu’une fois que les États-nations se sont consolidés, les gouvernements ont procédé de la même manière à l’interne. En favorisant une classe par rapport à d’autres, l’État a créé une situation de menace pour la classe dominante (soulèvement des classes populaires) dont la perception a nécessité la mise en place d’un système de protection en faveur de cette dernière, financé à travers le prélèvement de l’impôt. Tilly fait également remonter la mise en place des institutions démocratiques au besoin de légitimité (consensus social) qui découlait de la « violence » du système de prélèvement fiscal via l’impôt et militaire via la conscription.

« La politique est l’art délicat d’obtenir les votes des pauvres et les financements des riches en promettant de protéger les uns contre les autres »19

Oscar Ameringer

De la même manière, les mafieux – afin de pouvoir contrôler au mieux un territoire – doivent trouver un juste équilibre entre le système de prélèvement-protection et l’acceptation de ce dernier. La mafia cherche à maintenir un équilibre optimal entre la pression sur la population (racket, intimidation, etc.) et le consensus (soutien financier de la communauté). À son tour, l’EI cherche de plus en plus à contrebalancer son contrôle violent de l’ordre public avec des mesures venant en aide aux couches plus démunies de la population. Si tel n’est pas le cas, à long terme, ce système créera du mécontentement et s’effondrera.

Ce petit jeu, destiné à trouver les similitudes et les différences, en mettant en évidence les « affinités électives » et les parallélismes, entre ces deux organisations, n’est qu’une des clés de lecture de deux phénomènes sociaux contemporains très complexes. Il permet néanmoins, d’une part, de saisir les enjeux qui poussent les individus à rejoindre ces organisations et, partant, de réévaluer les approches centrées sur la répression, et, d’autre part, de mettre en lumière les faiblesses et les potentiels développements futurs des ces organisations.

 


1. Organe de justice compétent de la coordination nationale et internationale de la poursuite des mafias italiennes et désormais aussi du terrorisme.

2. http://www.ilfattoquotidiano.it/2016/03/02/isis-stato-mafioso-a-tutti-gli-effetti-franco-roberti presenta-relazione-dna/2513358/

3. Avec ce terme en italique je me réfère principalement aux quatre mafias italiennes (Cosa Nostra en Sicile, ‘Ndrangheta en Calabre, Camorra en Campanie et Sacra Corona Unita dans les Pouilles). La Yakuza au Japon et la Triade chinoise entrent également dans cette catégorie conceptuelle. Ce n’est pas le cas des cartels de la cocaïne par exemple. Les mafias précitées sont bien sûr différentes entre elles et en constante évolution. Elles comportent néanmoins un noyau de caractéristiques communes que d’autres organisations criminelles empruntent parfois. Des organisations criminelles traditionnellement non-mafieuses (mafia capitale à Rome, la Brigada – la « mafia » roumaine, Black Axe ou Cosa Nera, la « mafia » nigérienne) se sont vues attribuer par des procureurs italiens – thèse discutable – le statut de mafias (voir http://www.ilfattoquotidiano.it/2015/11/19/torino-altri-due-romeni-condannati-per-mafia-appello-a-giudici-ci-dissociamo/2236135/, http://www.ilfattoquotidiano.it/2015/10/19/mafia-nigeriana-il-patto-con-cosa-nostra-agguati-con- lascia-e-sangue-bevuto-a-palermo-prima-inchiesta-sulla-cosa-nera/2105873/).

4. Paoli Letizia, « Organised Crime in Italy: Mafia and Illegal Markets – Exception and Normality ». In: Organised Crime in Europe. Concepts, Patterns and Control Policies in the European Union and Beyond, Studies of Organised Crime, Vol. 12, Springer, 2004, p. 277

5. http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-famille-d-un-kamikaze-a-touche-5-000-18-01-2017-6581562.php

6. http://info.arte.tv/fr/les-deserteurs-de-daech

7. http://info.arte.tv/fr/les-verites-de-julian-assange

8. http://www.ilgiornale.it/news/litalia-si-protegge-dai-terroristi-mafia-1195820.html

9. Paoli Letizia, « Organised Crime in Italy: Mafia and Illegal Markets – Exception and Normality ». In: Organised Crime in Europe. Concepts, Patterns and Control Policies in the European Union and Beyond, Studies of Organised Crime, Vol. 12, Springer, 2004, p. 275

10. http://nypost.com/2015/11/23/the-mafia-is-prepared-to-protect-new-york-city-from-isis/

11. http://www.corriere.it/esteri/15_aprile_15/isis-per-conquistare-l-italia-dobbiamo-allearci-la-mafia-91641e80-e383-11e4-8e3e-4cd376ffaba3.shtml

12. http://www.lastampa.it/2016/10/16/esteri/arte-antica-in-cambio-di-armi-affari-doro-in-italia-per-lasse-fra-isis-e-ndrangheta-x9uX3cnjg6B3BhbIe4nTKK/pagina.html

13. http://info.arte.tv/fr/daech-naissance-dun-etat-terroriste

14. http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2015/11/19/29006-20151119ARTFIG00006-petrole-taxes-donations-trafics-d-humains-comment-daech-se-finance.php

15. http://world.time.com/2014/02/28/al-qaeda-in-syria-extorts-christians/

16. Ensemble de mesures de sécurité visant à empêcher les contacts entre le détenu et l’organisation.

17. Tilly Charles, « La guerre et la construction de l’Etat en tant que crime organisé », Politix, Vol. 13, N 49, Premier Trimestre 2000, p. 99

18. Ibidem, p. 114

19. BLOCK A., La legge di Murphy per la sinistra. Se qualcosa può andare a destra lo farà, Longanesi, Milano, 2002

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