Société Le 12 mars 2014

Ai-je un autre choix que de croquer dans le rêve bourgeois ? Quand les BMW X5 blanches tomberont en panne de sens…

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Ai-je un autre choix que de croquer dans le rêve bourgeois ? Quand les BMW X5 blanches tomberont en panne de sens…

© bmw.ch

Genève est arrogante et les sirènes de son rêve bourgeois me hantent. L’austérité a perdu, l’arrogance a gagné. Calvin est au cimetière des Rois et la ville est envahie par une armée de bourgeois. « Mais les grands sont là depuis longtemps déjà! » Oui, je sais, mais ce n’est pas d’eux dont il s’agit ici, même si grands et petits se confondent parfois. Consommation sans freins, sans fards, les sacs Louis Vuitton déambulent sur les trottoirs. Chaussures diaboliquement Prada, champagne au Java1 et vacances exotiques à Cuba. Et pour se déplacer dans la ville? BMW X5 blanche avec phares aveuglant. L’homme en petite cylindrée n’est pas content. Rassurons-le en lui disant que le carrosse de Louis XVI est dorénavant accessible à tous, même le dernier des prolétaires peut en rêver dans nos contrées. À condition de montrer patte blanche, de courber l’échine toute la journée et de rembourser son prêt dans les délais. Bienvenue dans le rêve bourgeois, celui dont on ne se réveille pas. Pas encore en tout cas. Chronique ironique d’un Genevois qui se sent forcé, poussé de tous les côtés, à croquer dans ce rêve à l’arrière-goût trop cynique pour être authentique. Laissez-moi vous présenter la vision que j’en ai…

Cela fait des décennies qu’il est en tête de gondole à la télévision et dans les grands médias contrôlés par ses supervendeurs experts. « Mon Dieu, je n’y crois pas que ça arrive à moi !« , s’exclame une sympathique dame lorsqu’on lui annonce qu’elle a été sélectionnée pour la finale de son jeu télévisé préféré. Oui, c’est bien à elle que ça arrive, elle va s’en sortir et remporter peut-être cette cagnotte que tous les participants du grand jeu convoitent. Tout est là. Rêve bourgeois tu es si près de moi. Dans les coulisses de la grande imposture les arnaqueurs sans cœur s’activent. Le système est en train de dérailler pour la X-ième fois ; c’est la crise. Vite un scandale, n’importe quoi, il faut occuper l’espace médiatique, brouiller les pistes. Pas de panique, les grands médias sont là pour ça. Le chef de l’État jouerait à touche-pipi avec une actrice prénommée Julie ? Tant mieux pour lui, j’espère qu’ils seront heureux et auront plein de petits morveux. Pendant que des pseudo-journalistes relaient l’info, les vrais prolos, qui n’ont plus conscience d’en être, cherchent du boulot en rêvant de leur future BMW X5 blanche. Un jour la roue de la fortune tournera peut-être en leur faveur. « En attendant croise les doigts et remplis une grille du loto petit prolo. » – « Thank you big bro. » – « Allez, et maintenant tournons une petite page de publicité pour cerveau de serf fatigué ». Je joue sur les clichés ? Ok, mais il faut m’excuser, car je suis un enfant de la génération Y, ceux dont les parents divorcés les ont élevés aux films américains à gros budgets. Je suis un enfant de la culture pub avec un petit  » c  » comme dans couillonné. J’ai l’orthographe d’un âne alpha bête, car j’écris trop d’SMS. Et quand je regarde la télé, j’ai mal aux fesses. Je suis la petite poucette de Michel Serre2, « cet enfant roi qui ne va jamais connaître la guerre« . On verra.

C’est normal docteur ?
– Ho ce n’est rien, sans doute le stress. Mangez sainement, faites du yoga, allez dans un spa et tout devrait rentrer dans l’ordre bourgeois.
– Et pour mon travail qui n’a pas de sens vous me conseillez quoi?
– Vous vous posez trop de questions monsieur, vivez un peu. Soyez déjà content d’en avoir un, les temps sont durs vous savez.
– Oui je sais.

Enfin, apparemment 1% des gens sur cette planète possèdent quand même 50% des richesses3. Encore trop cliché, je garderai cette remarque pour moi cette fois.

Merci, pour ces conseils précieux, je vais déjà beaucoup mieux, combien je vous dois ?
– Rien du tout, c’est votre assurance qui prendra les frais en charge.
– En fait j’ai une grande franchise et suis donc moins bien protégé que certains.
– Ah dans ce cas, ça fera 144 CHF.
– Merci, je vous réglerai au début du mois prochain.

Franchement, quel pourcentage de jeunes médecins choisit encore ce métier par réelle vocation aujourd’hui ? Statut social quand tu nous tiens par le sac à main. Je m’écarte du propos ? Pas tant que ça je crois. Et si c’était ça la force du rêve bourgeois ? Réussir à contaminer toute la société ? Hyper-rationnalité, individualisme et narcissisme, voici trois mots-clés de ce rêve de quelques-uns qui dépend du cauchemar de millions d’autres4. Je pense souvent à ces trois termes quand je fais un tour à l’université. On dirait une grosse machine à cloner des aliénés incapables de penser en dehors des rails qu’on leur a tracés. Spéciale dédicace à mes potes d’HEC qui de toute façon ne me reconnaîtront pas, trop occupés qu’ils sont à lire le Financial Times en s’y voyant déjà. J’y reviendrai peut-être dans un prochain papier.

Peut-on échapper au rêve bourgeois? © blogobic.wordpress.com

Peut-on encore échapper au rêve bourgeois aujourd’hui? Source: blogobic.wordpress.com

Ce qu’il y a de bien à Genève c’est qu’on peut croiser des grands bourgeois sans même le savoir. Voici la princesse ceci, l’oligarque cela, la fille du dictateur X, l’héritier de la banque Y ou encore ce fabricant de meubles en bois. Ah non ! Ce dernier vit dans le canton de Vaud, pardonnez-moi. La discrétion suisse, voilà un des ingrédients de notre réussite5. Car le vrai grand bourgeois aime rester discret, il roule plutôt en Toyota Prius qu’en grosse cylindrée. Moteur hybride pour double pensée ? La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage et l’ignorance c’est la force6, c’est bien ça ? Futurs adages, qui sait ?! Le bourgeois grand format, l’argent il connaît, il baigne dedans depuis assez longtemps pour ne plus se sentir obligé d’exhiber sa réussite sociale aux yeux des gens. Ce bourgeois-là ne m’intéresse pas, sa richesse est comme une seconde peau, alors pourquoi vouloir la pincer ? Ce n’est pas à un vieux crocodile qu’on apprend à se protéger. Que ceux qui se sentent offusqués se rassurent, tout ceci n’est qu’un assemblage de mots. N’est blessé que celui qui a quelque chose à se reprocher7. À l’heure où la censure pointe à nouveau le bout de son nez, il vaut mieux le préciser. Bref, je m’égare, voici encore une des tares des gens de ma génération. Déconcentration et dispersion. Celles de la suivante, la Z, sont encore pires il paraît8. Les générations passent, mais le rêve bourgeois reste. Et ce ne sont pas les nombreuses BMW X5 blanches que je vois défiler ces temps-ci dans ma ville qui vont infirmer cette tendance. Au moment où de plus en plus de gens sombrent dans la misère en Europe et ailleurs9, le rêve bourgeois, lui, ne bouge pas. Son stock de rêveurs semble être inépuisable, tout comme le renouvellement de ses attributs dans les rayons du supermarché capitaliste. Quelle est, par exemple, l’utilité de la télévision 3D ? Entrer dans une nouvelle dimension d’aliénation en partenariat avec les chaînes de la TNT10?

Finalement seul son emballage change avec le temps. Petit rêve bourgeois fascisant en temps de crise. Cynisme et rêve en grand lorsque la croissance reprend.

Dernièrement Myret Zaki, rédactrice adjointe du magazine Bilan, posait cette question simple à l’occasion de la sortie du numéro spécial sur les 300 personnes les plus riches de Suisse: peut-on encore devenir riche aujourd’hui ?11 Si l’on a que notre force de travail à vendre, comme c’est le cas de la plupart des gens, la réponse est non. Pourquoi ? Le capital rapportant plus que le travail, ce ne sont donc que les fortunes déjà établies qui peuvent véritablement s’enrichir. Le résultat ? Creusement des inégalités12. Comme dans la chanson de Leonard Cohen : « The poor stay poor and the rich get rich. That’s how it goes. Everybody knows »13. C’est donc à ceux, comme moi, qui n’ont que leur force de travail à vendre que mon texte s’adresse. Ce n’est pas parce qu’il n’y a que ce rêve bourgeois sur les étalages qu’il faut forcément passer à la caisse pour ensuite croquer dedans à pleines dents. Et ceux qui se contentent seulement de le grignoter en priant leur Dieu tout puissant pour leur salut terrestre peuvent aussi sortir leurs lunettes. Astigmates et presbytes, tout le monde est bienvenu ! Plus on est de fous, plus on rit ! Jaune le riz ! Bref, trêve de mauvaises plaisanteries, à l’heure où la colère du peuple gronde un peu partout, à l’heure où des droits sociaux fondamentaux sont remis en question, et que le spectre du fascisme refait surface, il me semble venu le temps de se poser deux-trois questions sur la période que l’on vit actuellement. Voici celles que j’ai personnellement choisies: Qui suis-je dans ce game14 ? À quoi cela sert-il de vieillir15 ? Les choses ont-elles toujours été ainsi ? Puis-je changer quoi que ce soit ? Et parce que je ne veux pas avoir comme objectif de vie l’achat d’une BMW X5 blanche et une villa dans la campagne genevoise16, je me les suis posées et continuerai à le faire encore pendant longtemps sûrement. À vrai dire, je pense que ces questions me hantent depuis toujours, je les avais simplement évacuées de mon esprit pendant une partie de ma vie. Mais plus les sirènes du rêve bourgeois se font assourdissantes, plus la nécessité d’obtenir des réponses me semble pressante.

Source: orandia.com

© orandia.com

On m’a toujours appris qu’il ne fallait pas réveiller un somnambule dans son sommeil, que c’était dangereux et qu’il pouvait même mourir. J’étais un somnambule et une grande claque dans ma gueule m’a réveillé un jour, lorsque j’ai réalisé l’importance de la séquence historique que l’on vit actuellement. Mais je ne suis pas mort.

Loin de moi toutefois l’idée de jouer les justiciers masqués derrière mon Macbook pro de petit Suisse privilégié. Je sais aussi que ceux qui souffrent vraiment des maux sociétaux que j’ai brièvement évoqués ont d’autres chats à fouetter que de clapoter tranquillement sur un clavier. Par contre il est difficile de rester muet quand son vis-à-vis français, grec ou italien, vient de se suicider, car il ne pouvait plus se payer à manger et avait trop honte pour mendier. Sommes-nous vraiment au 21ème siècle ? Le siècle où l’on va bientôt pouvoir construire une maison en appuyant sur un simple bouton grâce à une imprimante 3D17 ? Vivons-nous une simple adaptation de l’économie réelle aux respirations normales de notre économie de marché18 comme le dira nonchalamment un théoricien de l’ultralibéralisme19 ? Ou alors assiste-t-on simplement aux derniers soubresauts d’un système qui porte en lui le germe de sa propre destruction comme l’avait prédit Marx il y a presque 150 ans20 ?

Pour terminer, je vais reprendre une citation tirée d’un film que tous les gens de ma génération reconnaitront sûrement : « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. Mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ».21 L’avion du système capitaliste est en crise depuis des dizaines d’années, peut-être que le temps est venu d’en prendre vraiment conscience et d’agir en conséquence. La question est de savoir comment reprendre le contrôle et le faire atterrir avant qu’il ne se crashe encore en faisant des millions de victimes, comme à chaque fois ?22 Et que ceux qui auront croqué dans le rêve bourgeois en se disant je serai en sécurité comme ça se détrompent, car plus personne n’est à l’abri dans ce game-là. À part peut-être celui qui, discrètement, déambule en Toyota Prius dans les rues de ma ville et ailleurs; lui est bien au-dessus de tout ça, pour l’instant en tout cas.

 


1. La vidéo de présentation du club Java est une bonne illustration d’un certain rêve bourgeois :  http://www.javaclub.ch/

2. Sur le sujet lire : Michel Serre, La génération mutante, Libération, http://www.liberation.fr/culture/2011/09/03/petite-poucette-la-generation-mutante_758710

4. Ou comme l’a si bien dit Victor Hugo dans L’homme qui rit : « c’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches »

5. Numéro spécial du magazine Bilan, Les 300 plus riches de Suisse, 2013, p.45

6. George Orwell, 1984

7. Ceci est également valable en utilisant le langage épicène ;-D

8. Sur le sujet lire l’article du Figaro, Génération Z : des connaissances superficielles,http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/04/05/01016-20120405ARTFIG00919-generation-z-des-connaissances-superficielles.php

9. Sur le sujet voir la Fabrique de pauvres, un documentaire d’Arte, http://www.youtube.com/watch?v=U99-rw8Yiss

10. TNT pour Télévision Numérique Terrestre

11. Voir la vidéo du lancement de ce numéro spécial: http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/peut-encore-devenir-riche

12. Résultat politique ? Si on simplifie cela donne : Creusement des inégalités = Classes moyennes paupérisées = colère du peuple = montée du fascisme = ?

13. Leonard Cohen, Everybody knows. https://www.youtube.com/watch?v=yG5e1oaen-M

14. Je fais référence au système capitaliste. Sur le sujet, lire mon article Suis-je devenu facho sans le savoir ? sur Jet d’Encre également: https://www.jetdencre.ch/suis-je-devenu-facho-sans-men-rendre-compte-quand-les-joueurs-du-capitalisme-mont-embrouille-lesprit-5767

15. Face à un avenir incertain (crises économiques, écologiques, sociales à répétition), on peut se poser aussi la question : pourquoi vouloir faire des enfants ?

16. Ça c’est dans le cas où j’aurais vraiment bien réussi en comparaison avec le reste des mes concitoyens. Mais un petit appartement en France voisine c’est déjà un succès.

18. Ce qui signifie en clair que lors d’une crise, les entreprises les plus faibles (les moins compétitives) font faillite, plongeant du même coup de nombreuses personnes dans la misère, mais les meilleures entreprises ayant résisté, le bien-être social de l’ensemble de la population se voit augmenté après un temps d’adaptation (la respiration normale de l’économie de marché).

19. Ici en Suisse, l’exemple d’un tel discours peut se retrouver dans les propos tenu par le conseiller fédéral en charge de l’économie Johann Schneider-Ammann, lors de l’inauguration du Comptoir Suisse en 2013: https://www.wbf.admin.ch/fr/actuel/discours/discours-2013/?tx_rsspicker_pi_list%5Bid%5D=51252&tx_rsspicker_pi_list%5Bview%5D=single

20. Le mieux pour comprendre bien ceci serait de lire Le capital de Marx, ce que je n’ai malheureusement pas encore fait. Par contre le site www.marxiste.org donne certaines clés de lecture. Sur le sujet qui nous intéresse ici, se référer au lien suivant: http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-15-9.htm

21. Pour celles et ceux qui ne l’auront pas reconnu, il s’agit d’une réplique du personnage Hubert Koundé dans le film La Haine de Mathieu Kassovitz, sorti en 1995.

22. Pour rappel, la crise de 1929, qui est souvent comparée par son ampleur et sa gravité à la crise politique, économique et sociale que nous traversons aujourd’hui, serait un des facteurs explicatifs à l’origine du conflit le plus meurtrier de l’histoire, la Seconde Guerre Mondiale.

Commentaires

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Mat

"La jeunesse genevoise est différente". Voilà, le risque de l'amalgame. Y a pas une jeunesses genevoise, mais des jeunes.…

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S. Oggier

Merci pour vos commentaires! @quentin: Ce que j'ai tenté d'expliqué c’est que seul…

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S. Oggier

Merci pour vos commentaires!

@quentin:

Ce que j’ai tenté d’expliqué c’est que seul le capital (soit, l’argent si on résume) peut permettre de réellement s’enrichir à l’heure actuelle. Pourquoi ? car le capital rapporte plus que le travail (http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/peut-encore-devenir-riche). Donc seul les gens qui ont DEJÀ du capital (les riches et les ultra-riches) s’enrichissent toujours plus, et on assiste donc une montée des inégalités partout. Alors oui, il se peut qu’un génie ou un malin émerge de la masse et réussisse à s’enrichir (exemple : Xavier Niel en France, ou le type qui a développé Whatsapp http://www.20min.ch/ro/multimedia/stories/story/20293225).

Je ne nie pas donc que ces success story existent. Mais elles ont surtout pour but de donner l’illusion que n’importe qui peut y arriver avec « de la bonne volonté », mais ce n’est pas vrai. Il existe des poches de pauvreté en Europe et ailleurs où s’en sortir devient mission impossible quasiment.(http://www.youtube.com/watch?v=U99-rw8Yiss) Pourquoi ? Car c’est la logique du système capitaliste qui est comme ça. Les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres deviennent toujours plus pauvre. Il ne faut pas se leurrer, si les travailleurs en Suisse sont relativement bien payé, c’est pour plusieurs raisons bien spécifiques. Et notamment le fait que nous avons réussis à devenir un lieu ou les riches et les puissants de ce monde mettent leur argent. En échange de quoi ? de notre docilité ?:) Car il faut bien comprendre que ce qu’on gagne ici (niveau de vie etc), d’autres le perde ailleurs. Les capitalistes du monde entier se livrent une bataille à l’échelle de la planète et nous nous arrivons simplement à tirer notre épingle du jeu bien mieux que d’autres, mais à quel prix? Es-tu si différent de la personne qui fait le même travail que toi dans un autre pays? A moins que tu sois un riche entrepreneur ou un riche héritier, et dans ce cas tu as toutes les raisons du monde de vouloir que les choses restes immuables pour l’éternité. C’est le jeu qui est comme ça. Il faut juste savoir ou tu te situes toi là-dedans.

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chente fou

wow trés bon texte

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Fabe

Excellent articles et excellentes sources!

Merci jet d’encre pour ce partage.

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Quentin

Il y a encore moult gens, et surtout ceux qui deviendront les plus riches, qui ne partent de rien ou presque, preuve que non, le capital n’est pas un frein aux riches du futurs, c’est même leur premier partenaire, et si l’on faisait le bilan des riches par capitaux il y a 10 ans et les riches de capitaux aujourd’hui je ne suis pas certain que leur progression soit aussi forte que celle des nouveaux riches. Et dans les pays ou la bourgeoisie n’est pas une façon de se montrer, tel qu’en Suisse, on note que l’ensemble du peuple est riche, et ça c’est très bon signe (certes, Genève est un cas particulié, d’ailleurs plus je viens sur jetdencre plus je me dis que vous êtes vraiment une république idéologique qui est en tout point différente du reste du pays). Mais enfin, comme dis ici, le vrai riche n’a pas besoin de montrer ses richesses, et notre ami en terre vaudoise prend le bus comme tout le monde, c’est sûr qu’à Genève c’est quelque chose de difficilement imaginable. Je suis d’ailleurs toujours surpris en venant au bout du lac de voir à quel point la jeunesse genevoise est différente, d’un autre temps. C’est intéressant, et même si je ne partage pas l’ensemble de ta pensée, j’accroche sur ta critique globale.

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Mat

« La jeunesse genevoise est différente ». Voilà, le risque de l’amalgame. Y a pas une jeunesses genevoise, mais des jeunes.
Tu peux à la limite les départager en zones géographiques, mais ça s’arrête là.

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Lisandro

Voilà un texte qui vient des tripes ! Excellent article truffé de passages très inspirés et de mots qui collent bien aux propos. La télé 3D qui nous fait entrer dans une nouvelle dimension d’aliénation, j’adore ! Merci de partager ta vision avec nous!

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