Politique Le 7 février 2013

Sans Michael Jackson, pas de Barack Obama

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Sans Michael Jackson, pas de Barack Obama

Nous sommes le 4 novembre 2008. Des scènes de liesse éclatent aux quatre coins du pays. Cris de victoire, embrassades d’espoir, larmes de joie. De Harlem à Atlanta, en passant par Los Angeles, la communauté afro-américaine exulte en ce jour historique pour les États-Unis d’Amérique. Près d’un siècle et demi après l’abolition de l’esclavage, et quarante-cinq ans après le fameux « I have a dream » du révérend King marquant le point d’orgue du Mouvement des droits civiques, l’élection de Barack Hussein Obama vient concrétiser le rêve jusque-là chimérique de générations successivement asservies, ségréguées et discriminées au « pays de la liberté ».

L’extase donc, à laquelle doit succéder le devoir de mémoire, l’hommage. Au-delà des clivages politiques, la nation américaine dans sa globalité, et son 44ème président en particulier, ont en effet une dette morale envers tous ceux qui, depuis des centaines d’années, ont lutté inlassablement et au péril de leur vie pour faire honneur aux idéaux gravés dans la Constitution. D’emblée et à très juste titre, nous sommes naturellement amenés à penser à des figures historiques telles que Abraham Lincoln ou Martin Luther King, morts en martyrs dans la défense de leurs nobles convictions. Harriet Tubman, Frederick Douglass ou encore Rosa Parks sont autant d’autres noms inscrits au panthéon de l’Histoire en raison de leur exceptionnelle et décisive contribution au combat en faveur de l’égalité raciale aux États-Unis.

Toutefois, au lendemain des conquêtes historiques des années soixante accomplies par le Mouvement des droits civiques, la question de l’intégration des Afro-Américains à la communauté nationale n’est point réglée. Dans un environnement toujours empreint d’idéologie raciste, celle de la suprématie blanche, le regard porté sur les Américains de couleur reste en effet encore humiliant et méprisant. La culture populaire nationale est un espace clos, duquel ils sont très largement exclus. En d’autres termes, malgré la fin de l’esclavage, puis du système légal de ségrégation, l’Apartheid culturel demeure.1

© intellectualtakeout.org. En ce vendredi 28 août 1963, MLK prononce un discours qui restera à jamais gravé dans les mémoires, « I have a dream ».

Émerge alors la figure de son pourfendeur. Celui qui sera en mesure de rassembler par-delà les « races » et les classes sociales, dans un pays encore aux prises avec des schémas de pensée pavloviens et sclérosés. Celui qui, après les lois officielles, fera tomber les ultimes barrières, moins tangibles donc moins saisissables, présentes dans la culture et dans les esprits. Michael Jackson. Artistiquement bien sûr, rarement – jamais ? – un astre ne luira autant dans la galaxie musicale. Néanmoins, il serait regrettable de réduire la portée de l’œuvre de Michael à sa composante artistique. À tort, cette interprétation simpliste ne considère nullement son apport essentiel à la justice raciale aux États-Unis et ailleurs.

Comme nous l’explique Mark Anthony Neal, professeur de culture afro-américaine à l’Université Duke, c’est en effet lui qui, avec Thriller, a entraîné la chute d’un des principaux bastions de l’Apartheid culturel en Amérique, la télévision.2 En mars 1983, le premier clip de l’album, Billie Jean, devient la première vidéo d’un artiste afro-américain à être diffusée à grande échelle sur la chaîne musicale MTV, jusque-là fief des seuls artistes blancs. Fait exceptionnel, la musique noire s’impose alors sur une chaîne américaine à large diffusion, ouvrant ainsi la voie à de nombreux artistes de couleur.3 De même, les radios dites « blanches » ne se lassent pas de diffuser en boucle les titres de Michael.4 Blancs ou Noirs, ou plutôt Black or White, tous s’arrachent Thriller, album qui entrera dans les livres d’Histoire comme le plus vendu de tous les temps.5 Confiné, quatre ans plus tôt, aux récompenses dévolues à la musique afro-américaine, Jackson prend sa revanche aux Grammy Awards de 1984 où il ne rafle pas moins de huit statuettes !6 Record absolu. Il fait aussi la couverture du magazine Rolling Stone, alors qu’elle lui avait été refusée pour son précédent album Off the Wall, car, comme l’explique froidement le rédacteur en chef d’alors, Jann Werner, « un Noir en couverture, ça fait des petites ventes ».7 Le « Roi de la Pop » est même invité à la Maison Blanche, où il rencontre le président des États-Unis de l’époque, Ronald Reagan. Pour la première fois, un artiste de couleur conquiert toute la nation, sans distinction.

Le clip de la chanson éponyme de l’album est sans doute le plus riche en symbolisme. Ce véritable court-métrage s’érige volontiers en porte-étendard pour une reconnaissance complète de la culture afro-américaine. Emmanuel Collot, directeur littéraire chez Science Fiction Magazine, décrit à merveille comment Jackson y prend à rebours le passé tragique de l’Amérique afin de lui tordre le cou.8 Dans Thriller, il met magistralement en scène deux jeunes adolescents d’origine ethnique africaine, qui s’adonnent insoucieusement aux jeux de l’amour, au beau milieu des années cinquante, époque où le racisme anti-noir était encore ambiant. En rembobinant la bande, celle du temps, Michael leur fait vivre l’existence dont auraient dû jouir leurs aïeuls. D’un retour en arrière, un moonwalk, il impose cette normalité. La fiction illumine, rectifie le passé obscur, comme pour marquer un nouveau départ. « Regardons désormais vers l’avenir ! », semble-t-il clamer.

Évidemment, nous sommes aujourd’hui encore loin d’une société « post-raciale » aux États-Unis, eu égard aux relents de racisme par trop répandus. Par ailleurs, affirmer que Michael Jackson est venu seul à bout de cet irrespect de l’altérité nourri aux stéréotypes relèverait du fourvoiement. Les premiers coups de bélier assenés par d’autres illustres ambassadeurs de la culture afro-américaine ont indubitablement fendillé la forteresse jalousement gardée de l’intolérance et du schisme. Mais alors que les autres sont restés au pied de la muraille, Michael l’a éboulée. Il est en effet parvenu à changer durablement et à grande échelle la façon dont les Blancs perçoivent la communauté noire.9 L’égalité n’est plus seulement inscrite dans les textes de loi, mais désormais intériorisée, enracinée dans les mentalités.

Profitant de cette visibilité nouvellement acquise, nombreux sont ceux qui se sont alors engouffrés dans la brèche pour progressivement rejoindre les rangs des élites du pays ; l’un d’entre eux allant même jusqu’à atteindre le sommet visible de la pyramide ! Thèse absurde? Lors de la soirée annuelle du BET (Black Entertainment Television), Sean « Diddy » Combs, modèle afro-américain de réussite ayant même aujourd’hui sa propre émission sur MTV, déclare : « Michael Jackson est une des raisons pour lesquelles Barack Obama est président ».10 Et d’ajouter : « Il a commencé à changer la façon dont les Noirs sont perçus dans le monde ». Avec une éloquence rare, Al Sharpton, célèbre militant pour les droits civiques et candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2004, abonde dans son sens en soutenant que Jackson a fait naître un environnement propice à l’élection d’un président de couleur. Regardez plutôt :

L’héritage de Michael Jackson ne saurait donc se borner à la musique. Cet artiste de génie a aussi et surtout joué un rôle majeur dans l’évolution des sociétés aux États-Unis et au-delà. Philosophiquement, son œuvre devrait être comprise comme une réponse à l’appel prémonitoire de l’immense intellectuel afro-américain W.E.B Du Bois, qui écrit dans son journal au début du siècle: « Assez de ces chaînes mentales qui nous rapetissent l’âme, entraînons-nous à voir la beauté dans le noir ».11 Libérateur d’esprits esclaves de l’ignorance et de la peur de l’Autre, Michael Jackson mérite sa place auprès des grands de l’Histoire. Aucune controverse ne pourra jamais effacer l’empreinte historique laissée par ce héros tragique.

 

Retrouvez l’auteur de l’article, Victor Santos Rodriguez, sur :

Twitter : https://twitter.com/VictorSR1988

Facebook : http://www.facebook.com/victor.santosrodriguez

Jet d’Encre : https://www.jetdencre.ch/?author=4

 


[1] ALBAN, Debra, Michael Jackson broke down racial barriers, cnn.com, 28 juin 2009.

http://edition.cnn.com/2009/SHOWBIZ/Music/06/28/michael.jackson.black.community/index.html

[2] Idem.

[3] Michael Jackson’s Thriller: pioneering album that broke down racial barriers in music industry, telegraph.co.uk, 26 juin 2009.

http://www.telegraph.co.uk/culture/music/michael-jackson/5643920/Michael-Jacksons-Thriller-pioneering-album-that-broke-down-racial-barriers-in-music-industry.html

[4] TOURÉ, MTV’s Jackie Robinson, thedailybeast.com, 26 juin 2009. http://www.thedailybeast.com/articles/2009/06/26/mtvs-jackie-robinson.html

[5] ICHBIAH, Daniel, TAMIC, Philippe, Michael Jackson, Thriller, Éditions Fetjaine, 2013, p. 35.

[6] Idem.

[7] Ibidem, p. 32.

[8] COLLOT, Emmanuelle, Et Peter Pan s’en est allé… Hommage à Michael Jackson, Science Fiction Magazine.

http://www.sfmag.net/article.php3?id_article=8148

[9] ASTER, Selam, MJ: Commodified Soul, Popularized Music and Revolutionized Black Culture, madamenoire.com, 29 août 2011.

http://madamenoire.com/110941/mj-commodified-soul-popularized-music-and-revolutionized-black-culture/#VtZ1golk3FvjAzpK.99

[11] La culture noire, L’évolution du statut des noirs aux États-Unis depuis 1945.

http://statutdesnoirs.e-monsite.com/pages/de-1970-a-aujourd-hui/la-culture-noire.html

Commentaires

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Nicolas Hovart

Je découvre cet article un peu tardivement mais avec intérêt et j'adhère à la proposition de David (dans le second…

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Kush’

Je suis assez d'accord avec ta remarque concernant du "blanchiment" de MJ mais beaucoup moins avec cette tendance qui consiste…

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Walas

Gros Article de Victor Santos Rodriguez !!! Soutenez Partagez il faut donner de la force à Jet d'encre qui fait…

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Nicolas Hovart

Je découvre cet article un peu tardivement mais avec intérêt et j’adhère à la proposition de David (dans le second commentaire). Il y aurait tout à fait une suite possible à cette réflexion, en élargissant par exemple le rôle d’un seul artiste à celui du mouvement Soul dans son ensemble. Car si cette musique est indissociable de son contexte, autant l’analyser dès ses balbutiements. Et après tout, MJ est surtout le King of Soul, même s’il en a refusé le titre. Ainsi, concernant les pionniers Soul, je pense par exemple au groupe de Diana Ross : The Supremes, aux Vandellas ou à James Brown, qui ont été parmi les premiers artistes afro-américains à être massivement écoutés mais aussi à rentrer dans les canons de beauté blancs (je viens d’ailleurs de découvrir qu’avant The Supremes, certains producteurs laissaient les chanteuses noires anonymes pour vendre plus facilement leur musique à leur public d’ados blanches!).
C’est ce qui m’amène à m’interroger sur la citation de Mark Anthony Neal concernant le rôle déterminant de MJ sur la télévision. Il me semble que ce « bastion » avait malgré tout déjà été entamé, en témoigne l’émission Soul Train (diffusant les groupes cités au-dessus entres autres) créée en 1970 et qui a déjà atteint une diffusion nationale depuis quelques années lorsque sort le vidéo-clip de Thriller.

Bref, merci d’avoir piqué ma curiosité et de m’avoir amené à poursuivre ma réflexion, c’est la preuve d’un bon article. Réflexion également sur les manières de lire l’histoire et les ponts entre les grandes personnalités qui la façonne.
En espérant vous lire.

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Walas

Gros Article de Victor Santos Rodriguez !!! Soutenez Partagez il faut donner de la force à Jet d’encre qui fait des articles pertinents bien écrit qui donne du plaisir à lire!!!

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Wensly

Très bel article Victor! Et très bon point de vue que je partage avec toi. Merci de l’avoir écrit car il est selon très important de rappeler l’oeuvre de Michael Jackson dans son ensemble, au delà de ses performances artistiques. Non Michael Jackson ce n’est pas seulement le moonwalk et pleins de scandales dans la presse, c’est aussi une personne humble, au grand coeur, rempli d’ambition et de volonté avec un vrai messages dans ses chansons et sa danse. Une personne qui aura joué un rôle important dans ma personnalité et ma vision sur le monde aujourd’hui. Merci encore.

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Boris

Admirablement bien ficelé et très bien écrit! En effet, l’oeuvre de Michael Jackson restera indéniablement inscrite non seulement dans l’histoire de la musique, mais trouve également sa place dans le développement socio-culturel contribuant à revoir la place des noirs dans notre société. Ce fut ainsi le cas non seulement des USA, mais certainement du monde entier. C’est pourquoi je dis: « Thank you Michael, thank you Michael, thank you Michael! »
Décidément, Jet d’encre se permet constamment de fixer la barre encore plus haut. Je me fais un réel plaisir de vous suivre article après article!
Un grand bravo à toi Victor, pour cet article!

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Segma

Très bien écrit!!!!!C’est sincère, mais je vais pas te mentir, je lis très rarement vos articles, mais celui-ci, il a été agréable à lire, juste ce qu’il fallait. A suivre

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Arbenor Bllaca

Merci pour tout ce que vous mettez OFF THE WALL, vous enchaîner les THRILLER,jamais de BAD news, même les sujet sensible voir DANGEROUS, vous nous faite revivre de superbe HISTORY, vous y mettez un passion telle un danseur y laisserai son BLOOD ON THE DANCE FLOOR, vous êtes INVINCIBLE ;-))))

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Treize Or

Très bon article, très bien rédiger… Comme il est dit «  »Michael Jackson a com­mencé à chan­ger la façon dont les Noirs sont per­çus dans le monde « .
Merci pour cet article, j’ai eu du plaisir en le lisant.

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Anita Siau

J’adore, belle plume et très agréable lecture ! Félicitations et respect à toi Victor Santos Rodriguez pour cet hommage aux hommes d’exception qui ont marqué l’histoire dont the King of pop Michael Jackson que j’adore. Sa disparition a été choc et une perte pour beaucoup. Souvenirs mémorables du stade de la Pontaise. MJ n’est pas un mythe, je l’ai vu et vous ?

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Stefan Renna

Quand débute la carrière du plus grand artiste de tous les temps, « Ain’t no Sunshine » pour les Afro-américains. Cependant, Michael Jackson « Wanna Be Startin’ Something » et de fil en aiguille, ils sont perçus moins « Bad ». Initialement, « They Don’t Care About Us » mais Michael chante « Don’t Stop ’til You Get Enough » jusqu’à ce que tout le monde puisse dire « Rock With You ». Grâce à lui, « Remember The Time » où « Black or White » était synonyme d’inégalités. Aujourd’hui, « This Is It »: Barack Obama est le premier président noir des Etats-Unis.

Bravo Victor ! =)

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C’est doux kinte

merci de nous rappeler sa mm negros news m a pas sortit une info comme sa i like.
bien joué jet d’encre avec cet article on voit bien l’utilité de la culture qui a permis aux afro d’évoluer. Pour terminer facile à comprendre et à lire, pour moi on voit très bien l’histoire des afros dans leur pays.

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X

Absolument brillant et merveilleusement bien écrit! Quelle belle plume! Nous sommes tous très fiers de toi Vic. USCPX

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Tania

Bravo à l’auteur! C’est vraiment un très bel article, et plus je le lis, plus je découvre les belles figures de styles! Cette thèse est vraiment pertinente et mérite d’être davantage reconnue et développée! Magnifique!

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Un étudiant

Lecteur régulier je constate pour la première fois une analyse un peu légère. Le point commun entre Jackson et Obama ? Les 2 sont devenus « blancs », l’un physiquement et l’autre intérieurement. Et puis (et ce n’est qu’un avis personnel) mais Jackson a certainement dû bénéficier de l’audience internationale qui lui a été offerte pour être mieux « accepté ».

Dans un autre champ de la culture populaire, l’histoire de Jackie Robinson est bien plus impressionnante et surtout beaucoup plus symbolique car plutôt qu’un boycott médiatique, le baseball avait 2 types de ligues : une pour les blancs et une pour les noirs. C’est LE symbole du joueur qui a cassé la règle du « color line », un Rosa Parks du baseball. En parlant de Rosa Parks, lors de son engagement dans l’armée américaine lors de la Seconde Guerre Mondiale(une première fois refusé à cause de sa couleur de peau) il refuse de s’asseoir sur les places réservées aux noirs dans un bus de l’armée : Rosa Parks avant l’heure ! (mais je pense qu’internet dispose de suffisemment d’informations sans que je paraphrase ici).

Je soupçonne l’auteur d’avoir choisi Michael Jackson parce que plus connu pour un suisse qu’un joueur de baseball (et donc plus de clic pour le site) 😉 Même si je comprends que Jackson s’insère bien entre Luther King et Obama. Mais dans ce cas pourquoi pas Oprah Winfrey ?
Enfin si Michael Jackson a ouvert la voie à Obama, si Luther King a ouvert la voie à Jackson alors Jackie Robinson a ouvert la voie à Luther King ou Rosa Parks.

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David

Cher étudiant,

J’ai lu l’article et je l’ai apprécié , tu trouves léger ou facile d’attribuer autant d’importance dans cette lutte à MJ, du fait qu’il soit quand même l’artiste afro-américain le plus célèbre (le plus aimé?), et que pleins d’autres on fait des choses plus concrètes ou moins médiatiques, entraînant Alzheimer au sein du commun des mortels.

Cependant, ton point de vue est défendable, et j’ai également apprécié ton commentaire, je te propose de ce fait de prendre une plume et de te mettre à écrire sur une thématique du genre. En quoi une des personnes que tu as citée aurait plus contribué à la lutte que Michael Jackson. Une sorte de réponse en quelque sorte.

Nous pourrions ainsi mieux découvrir certains acteurs moins célèbres.

Ce qui pourrait aussi donner lieu à une correspondance, entre Victor et toi, qui serait très enrichissante et très intéressante.

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Kush’

Je suis assez d’accord avec ta remarque concernant du « blanchiment » de MJ mais beaucoup moins avec cette tendance qui consiste à « dénoncer » Obama comme un noir de façade, ce qu’on appelle communément un Bounty. Mais bon, ça c’est un autre débat…

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Stefano Gennai

lorsqu’on se donne la peine d’écrire, cela vaut la peine de lire

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