International Le 11 août 2013

Le service civil ou comment servir son pays autrement — Lettre circulaire 1 — Mes activités au Nicaragua

6
6
Le service civil ou comment servir son pays autrement — Lettre circulaire 1 — Mes activités au Nicaragua

Chère famille,
Chères amies, chers amis,
Chères lectrices, chers lecteurs,

C’est avec grand plaisir que je partage avec vous cette publication qui traite (enfin! diront certain-e-s) de ma vie au Nicaragua. J’y décris, non seulement mes activités en tant que civiliste, mais également quelques éléments vous permettant de mieux comprendre mon quotidien ici. Cette publication donne suite à la première partie de la lettre circulaire – publiée le 22 juin dernier – qui concernait, elle, le contexte général. Pour rap­pel, la lettre cir­cu­laire 0, intro­dui­sant ma démarche, est à consul­ter ici.

Nombreuses sont les raisons qui peuvent pousser des jeunes à partir loin du milieu auquel ils sont habitués et ce durant plusieurs mois. Pour ma part, l’idée de vivre et travailler au sein d’une société « en voie de développement » représentait une expérience essentielle pour mon développement personnel. C’est donc avec pour seul regret de devoir quitter les gens que j’aime, que je m’envole pour le Nicaragua à la fin du mois de février dernier. J’emporte avec moi plein d’interrogations sur ce pays, cette ville, cette famille, cette ONG et ces gens que je ne connais pas encore. Je me suis préparé au mieux à cet événement : lecture d’articles et de guides, visionnage de films à propos du pays, échange de mails et rencontre avec des personnes qui y vivent ou y ont vécu. J’y débarque donc avec une appréhension qui semble inévitable dans ces moments. Mon bagage interculturel, que l’on acquière en vivant à Genève, et mon espagnol – langue maternelle – m’ont grandement facilité la tâche. Après quelques jours d’adaptation, c’est finalement sans grande difficulté que je m’intègre à mon contexte quotidien.

 

MATAGALPA

Matagalpa est ma ville d’accueil. Capitale du département du même nom et peuplée d’environ 100’000 habitants. L’économie de la région dépend essentiellement de l’agriculture et plus particulièrement de la culture du café. Sa taille relativement modeste et son ambiance familiale sont propices aux rencontres. Avec le temps, les passants comme les commerçants reconnaissent, saluent et n’hésitent pas à engager la conversation. On s’y repère aisément et on y crée rapidement un réseau. Matagalpa est, malgré sa taille, une ville suffisamment importante pour qu’on y trouve de tout. Je peux m’alimenter de manière variée, jouer dans un championnat de futsal, acheter le nécessaire à mes activités quotidiennes et sortir le soir dans tout type de bars et restaurants. Située dans une région montagneuse, ses environs se prêtent aux randonnées, offrant un environnement verdoyant à couper le souffle. Véritable bastion sandiniste, Matagalpa et son histoire sont étroitement liées à la révolution et à la guerre des « contras ». Carlos Fonseca et Tomás Borge, deux des fondateurs du FSLN, y ont vu le jour. On ne peut vivre à Matagalpa en ignorant ces chapitres de l’histoire, raison pour laquelle je m’y suis rapidement intéressé dans le cadre de la première partie de cette lettre circulaire.

Statuts de Tomás Borge (à gauche) et Carlos Fonseca à Matagalpa © Javier Eraso

Statuts de Tomás Borge (à gauche) et Carlos Fonseca à Matagalpa © Javier Eraso

Matagalpa © www.ds-lands.com

Matagalpa © www.ds-lands.com

 

MA FAMILLE D’ACCUEIL

Je loge chez une famille nicaraguayenne composée d’un couple et de leurs deux filles de 15 et 22 ans. Accueillante, chaleureuse, serviable et disponible, elle m’a rapidement fait sentir l’un des leurs. Partager sa vie avec une famille du pays est un outil d’intégration très efficace. C’est en partie à eux que je dois ma rapide adaptation à la vie locale.

Un volontaire espagnol de 29 ans, travaillant dans la même ONG que moi, vit également dans la famille. Partageant de nombreux intérêts communs, nous sommes devenus de fidèles alliés dans nos activités extra-professionnelles telles que le sport, les randonnées et les sorties entre amis. Il est également très intéressant de pouvoir échanger ses impressions et ses points de vue avec une personne aux origines socio-culturelles similaires.

Photo de famille © Diego Prieto Merino

Photo de famille © Diego Prieto Merino

 

ODESAR

ODESAR – Organisation pour le développement économique et social de l’aire urbaine et rurale – est l’ONG dans laquelle j’effectue mon service civil. Elle compte plus d’une cinquantaine de personnes réparties dans quatre municipalités et étend ses actions sur huit municipalités du département de Matagalpa, qui en compte treize au total. Son large champ d’action et la pluridisciplinarité de ses équipes en font un acteur départemental reconnu. Mon colocataire espagnol et moi-même sommes les seuls étrangers à y travailler. Cette ONG travaille dans des domaines aussi variés que l’agriculture soutenable (ou durable), la sécurité et la souveraineté alimentaire, la participation citoyenne, la protection et la promotion du droit des femmes et la construction d’infrastructures. En tant qu’ingénieur civil, c’est dans ce dernier domaine que j’exerce mes activités.

Photo d’équipe ODESAR © Diego Prieto Merino

Photo d’équipe ODESAR © Diego Prieto Merino

 

NOTRE PROJET, NOTRE ÉQUIPE

ODESAR travaille majoritairement sous forme de projet intégral, ce qui signifie qu’une problématique se traite rarement seule. Le projet de construction sur lequel je travaille en est un exemple. Il intervient dans le cadre d’un projet ayant démarré il y a trois ans dans les quartiers périphériques de la ville de Matagalpa. Les participantes sont environ 140 femmes réparties dans quatre quartiers. En comprenant les habitant-e-s de chacun de ces ménages, environ 550 personnes bénéficient de ce projet, dont approximativement 320 enfants.

Ces femmes sont vulnérables sur plusieurs plans : leurs faibles revenus, quand ils existent, sont irréguliers. Ils s’obtiennent principalement dans l’économie informelle (femme de ménage, garde d’enfants, vente ambulante) et lors des périodes de récoltes (cafés, maïs, haricots). Les normes sociales et l’important nombre d’enfants sous leurs responsabilités les relèguent le plus souvent au rôle de femme au foyer. Ce rôle est contraignant économiquement car il favorise une dépendance vis-à-vis de leur conjoint, qui devient totale lorsque celui-ci est propriétaire du terrain sur lequel elles vivent. Par exemple, il devient compliqué de franchir le pas de la dénonciation en cas de violences conjugales, faits fréquents dans ces quartiers. C’est dans ce climat tendu que ODESAR travaille depuis maintenant trois ans. L’objectif commun des différents volets, dont celui qui me concerne, est l’« empoderamiento » individuel et communautaire de ces femmes, autrement dit l’appropriation ou la réappropriation de leur pouvoir.

Sensibilisation au changement climatique dans un des quartiers © Diego Prieto Merino Le couvert de cette nouvelle maison sert de centre de réunion aux femmes du quartier

Sensibilisation au changement climatique dans un des quartiers © Diego Prieto Merino
Le couvert de cette nouvelle maison sert de centre de réunion aux femmes du quartier.

Je travaille aux côtés d’une éducatrice sociale et d’un ingénieur agronome. Cette pluridisciplinarité se reflète dans le processus d’« empoderamiento » et dans les activités imparties. Celles-ci se divisent en cinq axes: sécurité alimentaire, promotion d’initiatives économiques, santé, participation citoyenne et construction d’infrastructures. Intégrant ce dernier volet, la partie dont je suis responsable prévoit l’amélioration des conditions d’habitation de 30 femmes et la construction de 100 toilettes écologiques ou latrines. Ces 30 femmes ont été sélectionnées par mes deux collègues en fonction de leur assiduité aux activités, des résultats obtenus durant les trois ans de projet (la fin de celui-ci est prévue pour octobre 2013) et des conditions dans lesquelles elles vivent. D’autres facteurs, plus objectifs, comme le nombre d’enfants ainsi que la légalité du terrain ont également été pris en compte. À mon arrivée, ma première mission consistait en une visite des 30 familles présélectionnées pour y effectuer un relevé complet. Les familles n’ont pas été mises au courant de l’objectif de cette visite. Une fois les données personnelles, les données du terrain, les données sur les conditions d’habitation et sanitaires récoltées, de fastidieuses procédures de légalisation et, si nécessaire, de modifications des titres de propriété ont démarré. En effet, une des conditions sine qua non pour bénéficier de ce volet « infrastructures » est de vivre sur un terrain légal ayant pour propriétaire la femme seule ou accompagnée de son conjoint.

 

LA LÉGALISATION DES TERRAINS

Le problème de la légalisation des terrains se pose souvent dans les quartiers périphériques de Matagalpa. Conséquence du complexe phénomène d’exode rural existant dans la région, ces quartiers se forment puis se développent pour la plupart de manière illégale. Historiquement, l’immigration rurale à Matagalpa connut son pic dans les années nonante car on cherchait à y fuir les conflits présents dans les zones montagneuses voisines, entre la contre-révolution et l’armée nationale. De nos jours, ces « asentamientos » continuent à voir le jour pour d’autres raisons, notamment l’offre d’emploi en ville et l’accès à certains services peu présents à la campagne tels que l’éducation et la santé. Ce phénomène existe dans de nombreuses villes du monde, notamment en Amérique latine, à des échelles et dans des contextes différents. Je vous invite d’ailleurs à lire l’article de Sylvia Revello qui traite habilement le cas de Lima.

Quartier Tomás Borge, dernier “asentamiento” illégal à Matagalpa © Diego Prieto Merino

Quartier Tomás Borge, dernier “asentamiento” illégal à Matagalpa © Diego Prieto Merino

Quartier « El Nuevo Amanecer » : créé en 2002 est l’un des quartiers dans lequel je travaille. La majeure partie des terrains ont été légalisés © Diego Prieto Merino

Quartier « El Nuevo Amanecer » : créé en 2002 est l’un des quartiers dans lequel je travaille. La majeure partie des terrains ont été légalisés © Diego Prieto Merino

En ce qui concerne la procédure de légalisation de certains terrains, une démarche auprès de la mairie a été nécessaire. Dans les cas où le titre de propriété était uniquement au nom du conjoint, il a fallu réussir à convaincre celui-ci d’intégrer la femme dans ledit document.

 

LA CONTRAINTE ECONOMIQUE

Mon premier mois s’est déroulé au bureau. En parallèle à notre travail sur les titres de propriété et après avoir informatisé l’ensemble des formulaires et dessins relevés lors de nos visites, j’ai attaqué la phase « étude » du projet. La construction de toilettes et latrines étant maitrisé par ODESAR tant sur le plan technique qu’économique, je me suis concentré uniquement sur les maisons. Nommée « amélioration des conditions d’habitation de 30 familles », cette partie du volet prévoit un budget d’environ 34’000$ provenant du gouvernement de Navarre, en Espagne. Lors de la formulation du projet, l’idée était d’améliorer l’habitat existant en changeant quelques éléments défaillants. Il n’a pas fallu longtemps pour que l’on s’aperçoive que cette solution n’était pas viable dans la plupart des cas : sol en terre, structure composée de bois souvent en mauvais état, murs et toits en tôle rouillée, trouée ou encore en plastique. Le tout construit selon des méthodes mettant en péril l’intégrité physique des familles. Une construction neuve s’imposait. Mais à quel prix? ODESAR a l’habitude de construire des maisons types de 6m par 6m (36m2) en briques pour environ 5000$, notre budget est lui de 1100-1200$ par unité, à savoir 1020-1110CHF.

Exemple de maisons avant le projet © Diego Prieto Merino

Exemple de maisons avant le projet © Diego Prieto Merino

Exemple de toilettes avant le projet © Diego Prieto Merino

Exemple de toilettes avant le projet © Diego Prieto Merino

Afin de proposer une variante économique qui respecte le budget, plusieurs mesures ont été prises par rapport à la maison type de ODESAR : choix de matériaux moins chers et plus rapides à monter tels que des murs en plaques de ciment vissées sur une structure en bois ; réduction de la surface d’habitation pour passer de 36m2 à 20m2 selon les cas ; récupération des matériaux réutilisables tels que le dallage existant, le bois, les tôles ondulées ; et enfin la recherche d’un partenariat avec la mairie de Matagalpa pour la mise à disposition de 50% des tôles nécessaires pour le toit via le programme plan techo1. Après avoir consulté divers marchands de matériaux locaux, c’est sur cette base qu’un devis général définitif respectant le budget et quelques plans basiques ont été créés. La construction a pu démarrer mi-avril suite à la validation du projet par la direction de ODESAR.

Présentation du projet à un groupe de participantes © Diego Prieto Merino

Présentation du projet à un groupe de participantes © Diego Prieto Merino

 

LE TRAVAIL D’ÉQUIPE, CLÉ DE LA RÉUSSITE

Mes responsabilités ont été nombreuses: commande des matériaux, suivi de chantier, rédaction des contrats pour la main d’œuvre qualifiée, conception individuelle des maisons en tenant compte de divers facteurs (terrains, matériaux réutilisables, besoins des participantes), définition de l’emplacement des fosses septiques, des toilettes, gestion du transport des matériaux, gestion des paiements (main d’œuvre et matériaux) et suivi financier.

Des groupes de 4 à 10 familles ont été formés afin de s’entre-aider. Supervisés par des ouvriers expérimentés, elles, leurs conjoints et leurs enfants ont été amenés à exécuter les tâches nécessitant peu ou pas de qualification. L’objectif était de les responsabiliser en les impliquant dans les différentes étapes du processus de construction, entrainant également une optimisation des coûts. Des responsables garantes de l’organisation du groupe, de la réception et la répartition du matériel ont également été désignées parmi les participantes.

À quelques jours de mon départ, 29 maisons et 78 toilettes écologiques ont été construites sous cette forme. L’entente entre les différent-e-s intervenant-e-s a été la clé de ce succès. J’ai pu compter sur la confiance et l’appui de mes collègues, des participantes, des ouvriers, des marchands de matériaux, etc. Mes relations avec les participantes au projet ont beaucoup évoluées au cours du temps. Au début, celles-ci avaient du mal à me faire part de leurs points de vue et de leurs besoins pourtant si essentiels. L’étiquette d’homme, ingénieur et étranger me collait à la peau. Je n’ai pas hésité à parler de moi, à m’intéresser et me soucier de leur quotidien, à les aider dans les premières décharges de matériel pour gagner leur confiance. Dans les deux premiers quartiers dans lesquels j’ai travaillé, les familles me tutoient, me font part de certains de leurs soucis et m’invitent à manger lorsque j’y retourne. Alors que dans le dernier, la phase d’observation vient tout juste de se terminer.

© Diego Prieto Merino

© Diego Prieto Merino

Participantes gérant une arrivée de matériel © Diego Prieto Merino

Participantes gérant une arrivée de matériel © Diego Prieto Merino

La relation avec les ouvriers est importante dans tout projet de construction que ce soit en Suisse ou au Nicaragua. J’ai eu la chance de pouvoir travailler avec deux équipes de professionnels responsables et compétents sur lesquels je pouvais compter. Nous avons toujours réussi à maintenir une bonne ambiance sur et en-dehors du chantier comme l’illustre l’image ci-dessous.

Repas de fin de chantier organisé chez lui par l’un des ouvriers © Diego Prieto Merino

Repas de fin de chantier organisé chez lui par l’un des ouvriers © Diego Prieto Merino

Les autorités de Matagalpa, dont la mairie, se sont intéressées à notre projet. Un reportage télévisé le présentant a été diffusé sur des chaînes locales.

Reportage télévisé de la mairie de Matagalpa présentant le projet « Barrios Matagalpa » :

Exemple de maison après le projet © Diego Prieto Merino

Exemple de maison après le projet © Diego Prieto Merino

Exemple de maison après le projet © Diego Prieto Merino

Exemple de maison après le projet © Diego Prieto Merino

Exemple de toilettes après le projet © Diego Prieto Merino

Exemple de toilettes après le projet © Diego Prieto Merino

 

CONCLUSION

Malgré sa courte durée, cette expérience fut productive sur le plan professionnel mais surtout très enrichissante sur le plan humain. Je serai à jamais lié à ce pays, cette ville, cette famille, cette ONG et ces gens que j’ai connus et qui font désormais partie de l’un des plus beaux chapitres de ma vie. Mon retour en Suisse est prévu pour le 21 août prochain et je l’appréhende autant, voire plus, que mon départ.

Dernière rencontre chez ODESAR avec les femmes participantes © Diego Prieto Merino

Dernière rencontre chez ODESAR avec les femmes participantes © Diego Prieto Merino

Dernière rencontre chez ODESAR avec les femmes participantes © Diego Prieto Merino

Dernière rencontre chez ODESAR avec les femmes participantes © Diego Prieto Merino

 

Notes

1. Plan techo, autrement dit « plan toit », est un programme du gouvernement. Il assure la remise de 10 tôles ondulées aux familles les plus défavorisées. La remise des tôles n’est pas accompagnée d’un suivi, elles sont donc parfois revendues pour couvrir d’autres besoins.

Commentaires

image-user

Diego PM

Cher Yann, Je te remercie pour ce commentaire qui me remplit de motivation.Le succès de l'article ne…

Lire la suite
image-user

Diego PM

Cher Georges, Je te remercie pour ton soutien tout au long de cette aventure et pour…

Lire la suite

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
Jet d'Encre vous prie d'inscrire vos commentaires dans un esprit de dialogue et les limites du respect de chacun. Merci.

image-user

chente fou

bon travail

Répondre
image-user

Yann K

Article vraiment incroyable, tant d’un point de vue du fond que de la forme (sans compter les magnifiques photographies!).

C’est bon de voir que tu fais partie de cette minorité de gens qui « agissent ». Continue comme ça!

Yann

Répondre
image-user

Diego PM

Cher Yann,

Je te remercie pour ce commentaire qui me remplit de motivation.Le succès de l’article ne t’est pas étranger donc j’en profite pour te remercier et te féliciter pour ton travail et tes remarques très pertinentes.

Au plaisir de te rencontrer bientôt!

Cordialement
Diego

Répondre
image-user

Rosario

Bravo Diego! Has realizado el sueño de tu padre.
El miedo al avión y el amor a España (deseo de volver durante los 3 meses de vacaciones, cuando era temporero),
fueron los principales impedimentos.

ESTAMOS MUY ORGULLOSOS DE TI.

Es con una gran impaciencia que esperamos el momento de poder abrazarte.

Besitos. TE QUEREMOS

Répondre
image-user

Georges

Magnifique! Ce projet a véritablement changé le logement de ces 30 familles au regard de ce rapport. C’est une très grosse contribution pour l’amélioration des conditions de vie de ces populations. Go ahead pour tes derniers jours.

Répondre
image-user

Diego PM

Cher Georges,

Je te remercie pour ton soutien tout au long de cette aventure et pour ton amitié indéfectible.

Dans l’espoir de te revoir tout bientôt.
Je t’embrasse

Amicalement
Diego

Répondre