Genre Le 8 mars 2021

Le jour où j’ai su que j’étais une femme

1
1
Le jour où j’ai su que j’étais une femme

8 de marzo 2017 @Santiago Sito

En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Charlotte Frossard revient sur sa prise de conscience d’être une femme.

Par souci d’anonymat, les fonctions des personnes citées ont été, à dessein, homogénéisées. Il va de soi que toutes les situations évoquées sont strictement authentiques.


 

Je n’ai pas toujours su que j’étais une femme.

 

L’éducation que j’ai reçue était peu genrée et mes rêves étaient peuplés autant d’une carrière de médecin, d’astronaute que d’écrivain. J’ai eu le privilège de pouvoir choisir mes études, et mon métier : aucune route ne me semblait fermée, aucune voie ne m’effrayait. La compagnie ou une éventuelle rivalité avec les hommes m’indifférait bien : j’avais été élevée comme un être humain plutôt que comme une petite fille. La question de l’égalité ne s’était jamais posée, parce que je savais depuis toujours que j’étais, par essence, l’égale de mes congénères masculins.

 

La conscience de ma nature féminine s’est affirmée au fil des années, de façon ponctuelle et cumulative, comme de minuscules révélations dans la chair.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où un garçon de dix ans m’a plaquée contre un mur pour tâter mes seins naissants.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où un garçon a enlevé le préservatif parce que c’était « mieux sans » pour lui1, sans se soucier d’une éventuelle pilule du lendemain qu’il me faudrait prendre.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où mon supérieur hiérarchique m’a embrassée de force devant tous mes collègues lors d’une soirée de boîte.2

 

J’ai su que j’étais femme le jour où mon amie a été violée par son compagnon, malgré ses suppliques qu’il cesse. Il a reconnu les faits quelques années après et a proposé de se rendre au poste. Il ne l’a toujours pas fait.3

 

J’ai su que j’étais femme le jour où j’ai parlé à mon conjoint de mon désir d’avoir des enfants dans les prochaines années. Je m’inquiétais de l’impact d’une vie de famille sur ma carrière, mon salaire et ma retraite4, de mon corps qui changerait5, de perdre ma place professionnelle en devenant mère6, de l’horloge biologique tournante, des mois de maternité solitaire7. Pour toute réponse, mon conjoint a évoqué sa peur de perdre son indépendance.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où j’ai accompagné mon amie porter plainte parce que son ancien compagnon la harcelait, nuit et jour, depuis neuf mois, par tous les canaux de communication imaginables. Au poste, le policier a estimé que tant que l’homme ne débarquait pas physiquement chez elle la nuit, il n’y avait pas urgence d’agir.8

 

J’ai su que j’étais femme le jour où une gynécologue m’a prescrit une congélation d’ovocytes à 6000 francs minimum sur une ordonnance médicale : « vous avez trente ans, il ne faut pas attendre », c’étaient ses mots.9

 

J’ai su que j’étais femme le jour où, en boîte de nuit, j’ai perdu de vue une copine de notre groupe pendant une demi-heure. Lorsqu’elle est revenue, elle était livide. Un homme l’avait coincée dans les toilettes, relevé sa jupe et pénétrée de force. Après avoir alerté les videurs, c’est ma copine et moi qui avons dû quitter les lieux. C’était sa première fois.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où j’ai passé un entretien d’embauche et que le responsable m’a refusée en arguant que j’étais trop intelligente pour le poste.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où j’ai vu mes amies batailler pour que leur co-parent assume les mêmes responsabilités qu’elles. Elles doivent parfois les supplier de se libérer pour s’occuper de l’enfant malade. Eux refusent de s’arranger, alors qu’elles manquent des dizaines de jours de travail par année.10

 

J’ai su que j’étais femme le jour où j’ai vu mes amies souffrir de fausses couches et de difficultés de procréation. Alors qu’elles se recueillaient sur un bébé mort-né, les hommes de notre entourage raillaient l’« hystérie maternelle » et leur obsession qui les empêcherait de tomber enceintes11. Sans compter toutes les prescriptions sur la manière dont il leur fallait se nourrir pendant la grossesse, allaiter, retrouver un poids convenable, entretenir la flamme charnelle du couple, gérer le post-partum et autres hormones gravidiques.

 

J’ai su que j’étais femme quand, au fitness, des inconnus ont commenté les cuisses et bras musclés de mon amie, en se demandant à voix haute quand est-ce qu’elle allait faire son coming out.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où mon gynécologue a disparu du jour au lendemain sans donner de nouvelles, et que j’ai appris quelques mois plus tard qu’il était sous enquête pénale. Il avait agressé sexuellement des dizaines de patientes dans la salle où j’allais me faire ausculter en toute confiance.12

 

J’ai su que j’étais femme le jour où, alors que je faisais ma valise pour quitter une relation, j’ai eu peur que l’homme, en proie à sa colère, ne me frappe. Je me souviens de m’être dit : s’il lève la main, si je crie très fort, mon cri pourra peut-être me sauver.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où j’ai réalisé que nos mères avaient abandonné leurs études, leur carrière et leurs ambitions13 pour s’occuper des enfants de leur époux, qui eux rayonnaient de plus belle dans la sphère publique. Et s’offusquaient, en cas de divorce, de devoir payer une pension à leur progéniture.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où mon collègue masculin s’est moqué de ma façon d’être féministe, et a préconisé quelles nuances et quels éléments de cette lutte devaient m’importer. 14

 

J’ai su que j’étais femme le jour où j’ai été réveillée la nuit par les hurlements de ma voisine qui se faisait battre par son compagnon15. Cette nuit-là, j’ai appelé la police en tremblant.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où j’ai réalisé qu’il fallait que je parle plus fort dans les réunions pour que les hommes reconnaissent mon existence.16

 

J’ai su que j’étais femme le jour où un de mes chefs m’a dit qu’il n’aimait pas entendre une voix de femme à la radio le matin.

 

J’ai su que j’étais femme quand mes camarades d’école primaires se sont moqués de mes quelques poils apparents, que j’inspecte chaque matin depuis.

 

J’ai su que j’étais femme quand on m’a dit en rencard que j’intimidais les hommes, parce que j’étais une femme forte et indépendante, et qu’on m’aurait préférée fragile.

 

J’ai su que j’étais femme quand un homme nous a laissées passer dans la rue et qu’il nous a crié : « les femmes sont si connes. Elles croient encore qu’on les laisse passer par courtoisie, alors qu’on fait ça pour mater leur cul. »

 

J’ai su que j’étais femme quand, adolescente, on m’a dit de faire attention à mon poids si je voulais rencontrer un joli garçon un jour.

 

J’ai su que j’étais femme le jour où un comité d’hommes de mon pays ont lancé une initiative pour interdire le port du voile intégral aux femmes musulmanes suisses, sous prétexte de défendre les droits des femmes, sans leur avoir demandé leur avis. 24

 

Mais j’ai aussi su que j’étais femme en contemplant mes semblables se relever de tous ces obstacles, de tous ces coups, et continuer à créer leur propre manière de s’accomplir. Que ce soit par le travail17, la politique18, la famille, l’indépendance, l’art19, la rébellion, la religion20; discrètement ou publiquement21 ; dans le cadre professionnel22 ou dans le cadre domestique ; de façon totale ou partielle, chacune de la façon qui lui semble juste, et libre.

 

J’ai su que j’étais femme en nous voyant, depuis le 14 juin 2019, nous reconnaître entre nous : voir, dans chacune de nous, la même vitalité et le même désir d’une existence propre au sein de notre société.

 

J’ai su que j’étais femme en observant la résilience des femmes, leur capacité à se défaire de ces agressions dans leur chair, et à continuer à travailler, à donner la vie, à porter nos enfants, à aimer les hommes23 – de quelque manière que ce soit –, et à lutter pour un lendemain meilleur duquel personne ne serait exclu.

 

Aujourd’hui, je sais que je suis une femme et j’en suis fière.

 


Sources

1. La contraception, ou charge sexuelle et reproductive, est encore l’affaire des femmes en majorité. En France, d’après le baromètre 2016 de Santé publique France. 71,9% des Françaises utilisent une contraception. https://madame.lefigaro.fr/societe/la-contraception-lautre-charge-mentale-des-femmes-280219-163883

2. Pour rappel, selon le SECO et le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes, « on entend par harcèlement sexuel sur le lieu de travail tout comportement à caractère sexuel ou fondé sur l’appartenance à un sexe qui n’est pas souhaité par une personne et qui porte atteinte à sa dignité. Le harcèlement peut avoir pour cadre le travail ou des manifestations organisées par l’employeuse ou l’employeur. Il peut être le fait de collègues de travail (ayant ou non une fonction hiérarchique), de membres d’entreprises partenaires ou de la clientèle de l’entreprise. » Différentes lois – la loi sur l’égalité (LEg), la loi sur le travail (LTr), le code des obligations (CO), le code pénal (CP) – régissent la protection des employées et employés contre le harcèlement sexuel au travail soit explicitement, soit dans le cadre de la protection générale de l’intégrité psychique et physique. https://www.seco.admin.ch/seco/fr/home/Publikationen_Dienstleistungen/Publikationen_und_Formulare/Arbeit/Arbeitsbedingungen/Broschuren/sexuelle-belaestigung-am-arbeitsplatz—ein-ratgeber-fuer-arbeit.html

3. Pour rappel, selon le code pénal suisse, « celui qui, notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur sa victime des pressions d’ordre psychique ou en la mettant hors d’état de résister, aura contraint une personne de sexe féminin à subir l’acte sexuel, sera puni d’une peine privative de liberté de un à dix ans. » (article 190 CP https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/54/757_781_799/fr#book_2/tit_5/lvl_2/lvl_d5241e574)

4. En moyenne, les rentes des femmes suisses sont de 37 % inférieures à celles des hommes, ce qui correspond à près de 20 000 francs par année. Cet écart place la Suisse légèrement au-dessous de la moyenne observée dans les pays de l’UE (40 %). Une étude de 2016 relève plusieurs facteurs à l’origine de cette différence, notamment la répartition des tâches entre conjoints et dans les familles, la position professionnelle des femmes sur le marché du travail ou les changements intervenus dans le système de la prévoyance. https://www.bsv.admin.ch/bsv/de/home/publikationen-und-service/forschung/forschungspublikationen.exturl.html?lang=fr&lnr=12/16#pubdb

5. Tous les organes d’une femme souffrent durant la grossesse, nous dit Pr David Baud, médecin-chef d’obstétrique au département femmes-mères-enfants du CHUV, dans cet article. Par ailleurs, la grossesse est toujours considérée comme une période à risque pour la mère et son futur enfant : https://www.planetesante.ch/Magazine/Grossesse/Grossesse-et-desir-d-enfant/Tous-les-organes-souffrent-durant-une-grossesse

6. En 2016, les bureaux de l’égalité de Genève et Zurich relatent que de plus en plus de femmes étaient victimes de licenciements liés à leur grossesse. Pourtant, en vertu de la loi sur l’égalité, un licenciement peut être considéré comme abusif s’il est fondé sur une discrimination. La grossesse fait partie de ces cas.  https://www.letemps.ch/suisse/jeunes-meres-fauchees-carriere-apres-grossesse

7. Avoir un bébé met le psychisme à rude épreuve. Les femmes peuvent connaître des dépressions durant la grossesse, dites prénatales. Elles peuvent aussi souffrir de dépression jusqu’à un an après la naissance de l’enfant, une dépression dite postnatale ou du post-partum. Les spécialistes englobent ces deux types dans la grande catégorie des dépressions périnatales, soit qui surviennent autour de la naissance. https://www.planetesante.ch/Magazine/Grossesse/Depression-perinatale/La-depression-perinatale-beaucoup-plus-qu-un-baby-blues

8. Le harcèlement obsessionnel est pourtant reconnu comme une atteinte à la sphère privée particulièrement dérangeante : les victimes se sentent visées par un véritable terrorisme psychique. Or, il n’y a en Suisse pas d’élément constitutif d’une infraction qui déclare que le stalking est illégal en tant que tel : https://www.skppsc.ch/fr/sujets/violence/stalking/

9.  « Au lieu de changer la société pour les femmes, on change la procréation des femmes pour la société », critiquait Dorothea Wunder, spécialiste en médecine reproductive au CPMA à Lausanne, dans cette enquête de la RTS sur la nouvelle tendance de la congélation des ovocytes : https://www.rts.ch/info/suisse/10994380-la-congelation-des-ovules-vrai-ou-faux-cadeau-pour-les-femmes.html

10. Selon l’OFS, « la majorité des femmes travaillent à temps partiel et leur taux d’occupation est plutôt bas (moins de 50%) si elles ont des enfants en bas âge. Inversement, les hommes, et spécialement les pères, travaillent pour la plupart à plein temps. C’est par conséquent aux mères que revient le soin de s’organiser pour concilier activité professionnelle et vie familiale. » https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/situation-economique-sociale-population/egalite-femmes-hommes/conciliation-emploi-famille.html

11. Contrairement aux idées reçues, l’infertilité est autant due aux hommes qu’aux femmes. Environ 30% des cas d’infertilité dans un couple sont liés à l’homme, 30% à la femme, 30% aux deux. Les 10% restants correspondent à des problèmes d’infertilité aux origines incomprises. https://www.planetesante.ch/Magazine/Sante-au-masculin/Sperme-et-infertilite/Les-causes-d-infertilite-chez-l-homme

12. Il est avéré que, « depuis quelques années, de nombreuses femmes dénoncent les actes subis durant le suivi gynécologique et obstétrical à travers des gestes, propos, pratiques et comportements exercés ou omis par le personnel soignant (femmes et hommes) sans que les membres de celui-ci n’aient forcément l’intention d’être maltraitants envers les patientes. En France, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a publié récemment un rapport sur cette question. Ce dernier dresse un constat accablant et identifie six types de violences qui ne sont ni anodines ni rares: non prise en compte de la gêne de la patiente; propos porteurs de jugements sur la sexualité, la tenue, le poids, la volonté ou non d’avoir un enfant; injures; actes exercés sans recueillir le consentement ou sans respecter le choix ou la parole de la patiente; actes ou refus d’acte non justifiés médicalement; violences sexuelles. » (https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20184315)

13. Selon l’OFS, « le taux d’activité professionnelle des femmes est inférieur à celui des hommes, tandis que le taux de chômage au sens du BIT est plus élevé chez les premières. Les différences entre l’emploi féminin et l’emploi masculin sont à replacer dans le contexte plus large de la répartition du travail rémunéré et non rémunéré entre les sexes. » https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/situation-economique-sociale-population/egalite-femmes-hommes/activite-professionnelle.html

14. Pour se documenter sur le sujet, lire cet article sur la stigmatisation des pionnières de la lutte pour les droits des femmes : https://journals.openedition.org/glad/1034

15. Dans le contexte des violences domestiques, les femmes sont beaucoup plus représentées que les hommes. En 2019, les femmes représentaient 72% des personnes lésées (11 058) enregistrées par la police. Cette répartition inégale entre femmes et hommes est particulièrement visible dans le couple actuel et le couple séparé. OFS https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/criminalite-droit-penal/police/violence-domestique.html

16. Aussi appelé « manterrupting », https://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/02/manterrupting-sexisme-sur-la-voix-publique_5088231_3224.html

17. On peut relever, par exemple, des projets et associations qui soutiennent l’insertion professionnelle des femmes migrantes (association découvrir) ou l’entreprenariat féminin (Entreprenariat féminin, Femmes PME Suisse romande, mampreneurs.ch, softways.ch, etc.)

18. Tout récemment, le Conseil municipal genevois a accepté de réformer son règlement pour que les personnes élues puissent mieux concilier leurs engagements familiaux et politiques : https://www.jetdencre.ch/femmes-et-parents-en-politique-pour-une-meilleure-conciliation-de-leurs-engagements

19. Par exemple, Red de tamboreras, collectif féministe de tambours créé en Colombie et qui existe désormais également en Suisse ; il accompagne le Collectif de la Grève féministe.

20. En Suisse, de nombreux collectifs, notamment féministes, se sont rassemblés pour s’opposer à l’initiative dite « anti-burqa », en votation le 7 mars 2021. Parmi ceux-ci, les Foulards Violets, la Grève féministe Genève, Young Swiss Muslim Network, Black Lives Matter Genève, parmi d’autres. Un rassemblement  « contre l’islamophobie et l’initiative anti-burqa » a réuni des centaines de personnes le 5 mars à Genève.

21. En Suisse, le 14 juin 2019 a marqué un tournant décisif dans les luttes et revendications féministes, ainsi que dans la solidarité féministe. La grève nationale féministe a réuni des centaines de milliers de femmes à travers le pays, et les mouvements ne cessent de prendre de l’ampleur. https://www.14juingeneve.ch/ ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_femmes_du_14_juin_2019

22. Au sein de la télévision publique suisse, suite à des plaintes de harcèlement, un collectif féministe a décidé d’afficher dans l’entreprise les remarques sexistes quotidiennes entendues par des employées. Retrouver le compte instagram ici : https://www.instagram.com/swissmediatoo/?hl=fr

23. Nous entendons ici toute forme d’amour, qu’il soit de nature charnelle, fraternelle, familiale, amicale.

24. Le Comité d’Egerkingen, dont le comité d’administration est composé uniquement d’hommes, a lancé l’initiative « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage », dite anti-burqa, qui a abouti dans les urnes le 7 mars 2021 en Suisse. Désormais, les femmes ne pourront plus porter le voile intégral en Suisse. Seule une trentaine de femmes porte le niqab en Suisse, et la majorité d’entre elles choisissent librement le port de la burqa. La forte mobilisation féministe a toutefois permis de resserrer le résultat final. Le collectif des Foulards Violets et le Collectif genevois pour la grève féministe ont, de par leur mobilisation, créé un élan de convergence entre luttes féministes et antiracistes. Elles se sont opposées à cette initiative qu’elles estimaient inutile, sexiste et raciste.

 

Lire également, sur notre site :

Le harcèlement de rue, cette banalité qui nous pourrit la vie

Changer les règles : briser les tabous sur la menstruation

Droits sexuels en Suisse, un régime à plusieurs vitesses

Quel accès à la justice pour les femmes sans statut légal victimes de violences sexuelle, conjugale et/ou familiale ?

Grève des femmes : bilan d’un 14 juin historique

Commentaires

image-user

VN

Merci beaucoup, votre article m'a ému. La lecture d'un témoignage comme celui-ci vaut parfois bien plus que 100 statistiques que…

Lire la suite

Laisser une réponse à VN Annuler

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
Jet d'Encre vous prie d'inscrire vos commentaires dans un esprit de dialogue et les limites du respect de chacun. Merci.

image-user

VN

Merci beaucoup, votre article m’a ému.
La lecture d’un témoignage comme celui-ci vaut parfois bien plus que 100 statistiques que l’on peut lire dans d’autres médias (d’autant plus quand il est rigoureusement référencé, comme ici), et me permet en tout cas de percevoir bien mieux ces réalités qui ne sont pas les miennes.
Le chemin vers un monde où l’identité de genre ne sera plus liée à la violence que vous décrivez paraît encore long… mais je ne doute pas que nous y arriverons, et votre conclusion me conforte dans cette certitude.

Répondre